Alain Segaud, une voix qui pourrait compter chez les gilets jaunes

Il n’est pas un casseur, loin de là mais plutôt un libre penseur. Un homme du cru, du Bassin minier, de ce bassin qui a connu tant de luttes sociales, de casse humaine tout simplement, un héritier des gueules noires, de ces forts en gueule dont les voix résonnent encore dans notre subconscient. Des partisans de la justice.

Alain Segaud a cette prestance, ce verbe parfois acerbe mais juste qui, dans cette marée jaune, le place au-dessus de la mêlée. Ce retraité, « j’étais agent de service à l’hôpital à Sevrey » dit-il, a rejoint les gilets jaunes au Magny au premier jour, il a répondu à cet appel du 17 juin. « C’est un cri du coeur, un cri de révolte » avance-t-il tandis qu’il plonge son regard au milieu de cette braise incandescente du feu qui réchauffe les âmes au Magny. « Ici je peux exprimer spécifiquement mon mécontentement ».

Alain Segaud est pressenti, du moins est-il candidat, à devenir le porte-parole des gilets jaunes du Magny (lire par ailleurs)  et ainsi « faire comprendre aux gens ce qui ne va pas et ce qu’on peut faire ».

Son discours est très clair autant que l’âtre illumine une pièce. « La première chose et il faut commencer par ça, faire rentrer l’argent dans les caisses de l’Etat en supprimant toutes le niches fiscales à ceux qui n’en ont pas besoin, c’est-à-dire faire la guerre à la fraude fiscale » propose-t-il. En somme, reprendre l’argent aux riches qui sont trop riches pour le redistribuer « permettre ainsi de faire baisser les charges des petites et moyennes entreprises, qu’elles puissent embaucher ».

C’est aussi, relancer les nationalisations, notamment des autoroutes. « Elles devaient êtres gratuites une fois amorties mais on a préféré les vendre au privé. Nationaliser sans indemnité. Vinci s’est assez gavé » précise Alain Segaud. « Mais je pourrais en parler toute la nuit » ajoute-t-il.

Une voix qui porte, une voix accessible et compréhensible par tous. La voix des gilets jaunes du Magny ? Une voix du cru, possible…

Jean Bernard

3 commentaires

  1. Cela s’appelle le sovietisme ….. On a vu ou cela a mené ….

    • Nationaliser les sociétés d’autoroutes, ce n’est pas du soviétisme, mais corriger 1 erreur! Brader la poule aux oeufs d’or pour des copains de promo, ce n’est pas de la clairvoyance économique! De plus, privatiser tout ce qui est publique, c’est de l’ultra libéralisme, et on voit le résultat aux Etats Unis par exemple! Le soviétisme à la russe s’est effondré; nul doute que le capitalisme sauvage en fera de même, pour le bien être d’1 grande majorité, c’en est même souhaitable

  2. Je croyais que les gilets jaunes ne voulaient pas faire de politique ! C’est carrément de la politique politicienne ce qu’il dit !

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