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Santé – La bataille entre l’hydroxychloroquine et le Remdesivir

Capture écran.

Communiqué des retraités CGT multiPro du bassin montcellien.

Si Emmanuel Macron avait dit « oui »
il se serait tiré une balle dans le pied !

Emmanuel Macron a donné une interview le 14 Juillet. Il a répondu aux questions des journalistes Gilles Bouleau et Léa Salamé qui lui ont notamment demandé s’il prendrait de la chloroquine en cas de contamination à la Covid-19. « Non », a répondu le Président, sans hésiter, sur un ton sur-joué qui devient agaçant.
Ouf, diront certains, s’il avait dit « oui, il se serait tiré une balle dans le pied !
Pour apprécier le propos, ouvrons la focale sur les deux médicaments qui sont apparus en tête d’affiche pendant cette pandémie :
L’hydroxychloroquine, vieux médicament (70 ans) du domaine public qui ne rapporte pas un kopeck en traduction
capitaliste, c’est peut-être pour cette raison qu’il a suscité de la haine, du mépris et du déni dans les élites françaises. Sans préjuger de son efficacité ou pas, il est un fait que 80% des médecins (selon le Quotidien du Médecin) sont prêts à l’utiliser pour se prémunir eux-mêmes contre le virus. Il y a peut-être quelques crétins parmi les médecins, mais ayons la faiblesse de penser que, même s’ils appartiennent à cette triste catégorie, ils ne sont pas suffisamment idiots pour tester sur eux-mêmes un médicament qui serait manifestement nocif.
Le Remdesivir sous brevet américain détenu par Gilead Sciences, l’industriel pharmaceutique qui le commercialise.
Ce médicament s’est montré inefficace contre la fièvre Ebola pour laquelle il avait été initialement conçu. Et la Chine a officiellement déclaré qu’il était inefficace contre le coronavirus. Malgré un marketing intense, le laboratoire a du mal à cacher que les résultats à ce stade sont peu probants. Mais qu’importe, Il se trouve que les dirigeants de Gilead, qui mettent beaucoup d’argent dans la communication et le lobbying, sont confrontés à un dilemme. Le développement du Remdesivir leur a coûté et leur coûte encore beaucoup d’argent. Le Remdesivir est breveté dans 70 pays, un générique ne pourra pas voir le jour avant 2031. S’il est prouvé que ça marche…
Sortons de cette focale et concentrons-nous sur quelques points :
✦ L’hydroxychloroquine tombée dans le domaine public, ne pèse pas lourd face à la puissance de feu du Remdesivir détenu par Gilead société dont le but est de faire du cash dans le domaine de la santé publique. Un traitement de 14 jours d’hydroxychloroquine c’est moins de 13 €.
✦ Dans le top 10 des actionnaires de Gilead on y retrouve…on y retrouve BlackRock, connu et apprécié de l’Elysée. BlackRock toujours en embuscade pour dévaliser nos caisses de retraite avec la bénédiction de notre Président.
✦ Le Remdesivir, est le grand rival de la chloroquine ou de l’hydroxychloroquine. Le Remdesivir vient à peine de débuter sa commercialisation aux Etats-Unis. Gilead n’est pas du genre à faire low cost. D’après son directeur, un traitement de 5 jours avec le Remdesivir coûtera 2 340 $, soit environ 2 076 €. En clair 0,92 € par jour pour L’hydroxychloroquine et 415 €/jour pour le Remdesivir. Il a plutôt intérêt à être bon du premier coût.
Des dizaines d’ONG ont appelé le laboratoire américain Gilead Sciences à garantir l’accès du plus grand nombre à son antiviral Remdesivir s’il se révélait efficace contre la maladie Covid-19.
Si Emmanuelle Macron avait dit « oui » il est fort à parier que l’action Gilead aurait perdu quelques plumes à la bourse de New-York. Ses amis libéraux peuvent donc dormir tranquille. Gilead aussi qui a encaissé en bourse plus de 10 milliards de dollars en quelques jours au tout début de la crise sans même avoir apporté la preuve de l’efficacité du Remdesivir.
Les attaques pour vider les caisses de notre Sécurité Sociale peuvent partir de là ou l’on ne s’y attend pas. Sur ce coup là, notre Président aurait pu s’abstenir de répondre et dire qu’il allait plutôt inciter l’Institut Pasteur et/ou Sanofi a accélérer leur programme recherche et développement.
Soyons vigilants, les déconvenues risquent d’être cruelles.

3 commentaires

  1. Chacun à sa place… Laissons aux chercheurs et aux médecins le soin de trouver le bon médicament et à la CGT de défendre les salariés… Mais faire de la com est plus fort que tout…ridicule !

  2. 🤣😂🤣😂 la CGT qui essaye de faire de la com. Le seul moyen de montrer qu ils existent encore!!

  3. LA CGT a du lire le ‘Le pendule de Foucault » de Umberto Eco.

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