Saint-Vallier – Le mouvement des gilets jaunes sème la zizanie au conseil municipal

Il fait froid salle du conseil municipal à Saint-Vallier, une salle entièrement rénovée mais un chauffage à la dérive. Cela dit, après les 31 rapports adoptés à l’unanimité, arrive la déclaration du groupe majoritaire et le slogan de la dernière municipale _ comme quoi on pense à la prochaine _ « Avec Alain Philibert Saint-Vallier j’y crois » dans le cadre du mouvement des gilets jaune.

Et qui s’y colle, Richard Taiclet: « Loin de l’opportunisme et de la démagogie des politiciens de tous bords, nous avons respecté la volonté du mouvement des gilets jaunes de ne pas être traversé par quelque organisation politique ou syndicale que ce soit. Même si d’aucuns auraient bien voulu se faire porter par ce mouvement pour exister (…) ». Comment ne pas nous retrouver dans les revendications défendues par le mouvement des gilets jaunes (…).

Gilets jaunes, lycéens, syndicats, tout le monde est le bienvenu

Richard Taiclet apporte alors sa touche personnelle, les Sarkozy, Hollande et Macron sont ses cibles favorites pour expliquer l’émergence des gilets jaunes et revenir sur ce mouvement inédit. « Mais comment traiter de questions politiques sans parler de politique ? »

Par la convergence des luttes, estime le premier adjoint. « Nous avons toujours été solidaires de ceux qui luttent. C’est le cas aujourd’hui mais nous ne ferons pas sans eux. S’ils le veulent, la mairie est ouverte qui peut servir d’appui à la lutte et favoriser l’expression des revendications et des propositions, aux gilets jaunes, aux lycéens, aux syndicats ». Surtout ne se mettre personne à dos.

Aux gilets jaunes, Martine Durix (opposition sans étiquette) et Thierry Mallot (opposition PS) n’y sont pas insensibles, d’ailleurs l’opposante enfile une chasuble jaune et enclenche le débat. « C’est une motion de la majorité communiste, elle arrive bien tard. A quoi va-t-elle servir ? Je n’ai pas vu un Taiclet, un Philibert au Magny ». Les deux pieds dans le plat.

Richard Taiclet ne laisse pas passer l’affront. « Je ne vais pas me mettre une boule rouge sur le nez pour faire le clown alors que d’autres sont en gilet jaune pour ressembler à un pseudo résistant ».

Des hommes politiques arrogants et hautains, une insulte pour le maire

Thierry Mallot est moins vindicatif, s’interroge sur la portée de cette déclaration qu’il considère surtout comme une critique qu’il na cautionne pas véritablement. « Au moins ce mouvement nous fait découvrir des gens dans la misère qu’on ne connaissait pas avant ».

Accusé de ne pas être allé au Magny, le maire Alain Philibert argumente. « J’ai lu que les gilets jaunes ne voulaient pas de syndicat ni de politique. Je suis un politique. Y aller en tant que citoyen ? mais je ne suis pas un citoyen comme un autre et je ne suis pas intéressé d’être pris en photo. J’ai respecté la demande des gilets jaunes ».

Martine Durix, présente au Magny avec son gilet jaune les samedis, se laisse aller à des confidences recueillis auprès de valloiriens, « ces hommes politiques nationaux et locaux arrogants et hautains ».

« Je ne suis pas arrogant, je ne fais pas preuve de dédain. J’ai beaucoup de respect envers les gilets jaunes. Madame Durix, ce que vous dites est une insulte aux élus » répond froidement le maire.

Daniel Laroze (conseiller municipal de la majorité) vient très souvent au Magny, « j’y vais en tant que citoyen » dit-il. Quant à Catherine Matrat, maire-adjointe, les soutenir, oui, « se faire insulter ou être prise à parti », non.

La perception du gilet jaune fait l’unanimité, son approche est bien différente.

Jean Bernard

2 commentaires

  1. JB pas bien de courage de pas mettre les commentaire ou un soutien a mme durix

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