Saint-Vallier – Ils s’la jouent comme des gamins !

Contrairement à Patrick Bruel qui donne rendez-vous place des grands hommes dans dix ans. Patriiiiiiiiiiiiick ! A Saint-Vallier, depuis bientôt dix ans, ils se réunissent chaque année.

Tant pis pour PB, il aurait pu lui aussi naître dans ce quartier baptisé « Place des gamins d’la rue » et y vivre des moments extraordinaires, y trouver l’inspiration, écrire des tubes, raconter toutes les bêtises, qu’à l’époque, ces gamins en culottes courtes ont imaginé au nez et à la barbe des parents.

Tant pis pour PB qui en ce samedi 25 août 2018 aurait pu figurer sur l’album photos et demander…

Et vous, et vous…et vous ?
Et toi Jacky qui ambitionnait simplement d’être heureux dans la vie,
As-tu réussi ton pari ?
Et toi Fabienne, et toi Alain, et toi Laurent,
Et toi Annie… et toi Thierry et toi Fred, Philipppe, Rafa, Nathalie, Didier… ?

Et bah c’est formidable les copains !

Eh oui, ce sont des copains et copines qui ont vécu une belle enfance dans un beau quartier de Saint-Vallier. « Quand nous étions gamins, nous faisons les imbéciles. Nous avions tous le même âge. Ici, c’était notre colonie de vacances » rappelle Jacky. Au hit parade des conneries, ils ont monté le curseur très haut. Aujourd’hui, ils en rigolent encore. « Nous nous sommes aimés, détestés, aimés à nouveau, nous avons bricolé des mobs, cassé des mobs, écorché les genoux, tracé des courts de tennis sur la rue avec du ciment piqué chez un voisin… Nous étions heureux ! » se souviennent-ils.

Pour cette neuvième édition, toujours le dernier week-end d’août, tous rapliquent, de Nice, de Troyes, des environs, certains encore de Saint-Vallier. Ils sont soixante-douze et les anciens du quartier, ceux qui ont connu ces garnements attendent ces retrouvailles avec impatience. « Ils mettent de la gaieté dans le quartier » disent-ils, un verre à la main et le coup de fourchette toujours alerte. Cette fois-ci, c’est coucous et, derrière, concours de pétanque.

Et la pétanque, après un coucous bien arrosé… de jus _ évidemment _, une prune bien dosée _ pour se réchauffer, bien sûr _ donne des parties ubuesques et des commentaires épiques: « Mes boules ne sont pas assez lourdes (une joueuse) » et d’ajouter, « j’ai changé mes boules, elles pèsent ! »; « La prune, elle a un effet kiss cool »; « Appuie-toi sur le cochon ! »

On joue comme on est sur La place des gamins d’la rue. On joue aussi de la musique pour accompagner les pétanqueurs qui swinguent plus qu’ils ne pointent. Encore l’effet de la prune.

Tant pis pour Bruel, il n’avait qu’à être là !

Jean Bernard

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