Saint-Vallier – Les Gautherets : le maire prend le pouls d’un quartier malade

Après Denis Beaudot, conseiller municipal de l’opposition, c’est au tour  du maire de Saint-Vallier de se rendre à La Roseraie dans le quartier du Bey aux Gautherets.

La visite a eu lieu ce matin, mardi 30 janvier 2018. Première sur place, Danielle Lucien (adjointe), puis le maire accompagné du DGS (directeur général des services) Christian Delaforge et Danielle Gosse (adjointe), avant que Catherine Matrat (adjointe) et Christophe Dumont (adjoint) arrivent à leur tour. Ils sont venus prendre la température de ce quartier surexposé médiatiquement depuis plus d’une semaine suite aux nombreux méfaits commis par des jeunes du coin.

Effectivement, d’apparence, ici tout est calme. Mais les tags sur les murs des immeubles et les restes calcinés de la voiture incendiée fin de semaine dernière, ne laissent planer aucun doute quant à l’atmosphère irrespirable qui règne à La Roseraie.

Le premier contact avec une habitante du quartier plante le décor: « C’est tous les week-ends, c’est insupportable » lance-t-elle à Alain Philibert. Arrive une dame plus âgée, elle ajoute calmement mais sans réserves: « Si ça continue, ce sera encore pire que dans des quartiers de Paris ou Marseille. C’est épouvantable! Ces jeunes qui hurlent en pleine nuit, ils n’ont aucun respect. L’autre jour, ils étaient là de 20h à 7h. C’est désolant ».

Le maire et ses adjoints cheminent et tombent sur l’emplacement « handicapé » où une C3 a été victime d’un jet de cocktail Molotov jeudi soir dernier. Alain Philibert s’étonne que des restes carbonisés jonchent encore le sol. Le DGS prend son portable, le nettoyage sera fait.

La propriétaire du véhicule détruit prend alors part à la discussion. Elle raconte ses mésaventures, donne des noms, rappelle qu’on lui lance des cailloux sur sa véranda, que la porte d’accès aux garages (sur le côté) a été forcée (réparée depuis), que « depuis jeudi, je ne sors plus, je ne dors plus ». Le maire, les élus écoutent avec compassion. Devant tant de détresse, ils tentent de la rassurer. Certes, le CCAS est venu la voir, mais son souhait le plus cher est de quitter ce quartier. « Protégez-vous bien » lui conseille Alain Philibert. Il lui indique aussi que lundi (5 février 2018), il organise une réunion avec le commissariat, l’OPAC, la SEMCODA et, espère-t-il, les parents des gamins incriminés.

A La Roseraie, d’ordinaire, les habitants apprécient ce coin paisible avec de la verdure mais, aujourd’hui, ils sont inquiets et souhaitent rapidement un retour au calme. Le maire a reçu le message.

Jean Bernard

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