Le geste est symbolique mais lourd de sens.
Avant les prises de parole sous le kiosque de Montceau-les-Mines, où se déroulait dimanche matin le rassemblement en hommage à Lyhanna, des rubans blancs et violets ont été distribués. Tout naturellement, les participants les ont noués à leur poignet. « C’était pour les accrocher à la rambarde du kiosque », indiquait Christine Germain-Rocton, membre de Nous Toutes, qui, avec Femmes Solidaires, Hello les Femmes, Énergies Citoyennes, le syndicat SUD 71, le PS, le PCF, La France insoumise et Les Écologistes, a répondu à l’appel, avec le soutien de la municipalité montcellienne.
Cette initiative a été lancée par Caroline Iannuzi-Gagne, conseillère municipale déléguée à la petite enfance et à la parité, mais absente dimanche matin.
Au micro, devant une centaine de personnes réunies dans le calme, Christine Germain-Rocton a exprimé sa colère. « Je suis très en colère », a-t-elle déclaré à la suite de la mort de l’enfant, qui a mis au grand jour les dysfonctionnements de la justice en France.
Car pour combien de familles, aujourd’hui, les plaintes se heurtent-elles à des décisions judiciaires parfois difficilement compréhensibles ?
Au-delà de la très vive émotion suscitée par la disparition et la mort de Lyhanna, il est absolument nécessaire que naisse de ce drame « une prise de conscience collective », a affirmé la membre de Nous Toutes. « Que les victimes soient crues, c’est notre combat de demain », ajoutait Isabelle Louis, maire de Montceau.
Le gouvernement prévoit des mesures pénales pour mieux protéger les victimes et renforcer les sanctions contre les auteurs.
Après les mots, ceux qui participaient au rassemblement attendent désormais des actes.
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J.B.
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