Saint-Vallier – Collège Copernic : aventuriers, leur part d’humanité

Collège Copernic 19 juin 18h00 salle pleine, plus que prévu. D’ailleurs Sylvie Sabotier-Marx la principale en est très heureuse et le dit en faisant la présentation du spectacle.

La question du titre se pose, est-ce un spectacle de pirates, du genre Indiana Jones ? Non, c’est plus compliqué et plus simple à la fois, c’est une page d’humanité qui va être lue, jouée, tissée, partagée ce soir. Les aventuriers en question sont des migrants, des êtres mâchés et crachés par les mandibules aveugles et sadiques de la folie des hommes.

Comme le dit Mété Arikan qui joue le rôle de Khalil, « nous avons choisi le terme aventurier plutôt que migrant car avec ce vocable on efface l’humanité de celui ou celle qui est visé et dont en parle. Migrant c’est une façon péjorative de nier l’être humain. Aventurier parce qu’il faut un énorme courage pour partir ainsi dans l’inconnu, dans des chemins terribles où l’on risque sa vie »

Mété, sur scène Khalil et Yann Lejeune, Saïd, qui a écrit le texte, Eulalie qui a mis en scène, ont travaillé avec les enfants du collège qui ont rédigé aussi des textes qu’ils lisent.

La compagnie Arc-en-Scène a été en résidence au sein du collège début juin et est revenue lundi pour la préparation du spectacle qui a lieu au collège ce 19 juin au soir.

Cette pièce, à laquelle auront participé bon nombre de collégiens de Copernic (écriture, recherches, figuration…) est l’aboutissement de longs mois de collaboration entre les acteurs, les professeurs et les élèves. 265 élèves ont participé toute l’année. Les textes sont justes, réalistes, drôle ou dramatiques, mais le message est clair… l’autre reste avant tout un humain.

Le sujet qui a dû être défloré au fur et à mesure de l’année par les élèves auprès des familles n’a fait peur à personne puisque la salle est pleine à craquer. Ça en dit long sur la capacité des équipes pédagogiques du collège Copernic à créer de l’esprit critique et de tolérance. Le libre arbitre des individus naît de cette capacité à juger soi-même avec recul.

Gilles DESNOIX

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