Rencontre – Ils pilotent une Victory, adorent les camions et sont épicuriens avant tout

 

Elle a beau s’appeler aujourd’hui India, ce n’est pas la même chose. Les puristes, eux, de toutes les motos préfèrent la Victory et en admirer 77 exemplaires garés dans la cour du Musée du camion à l’usine Aillot de Montceau-les-Mines n’arrive pas tous les jours.

La marque américaine Victory Motorcycles a été lancée en 1998 et d’après un propriétaire, « c’est l’une des motos la plus solide au monde, l’une d’elles a fait plus de 400 000 kilomètres » dit-il. Mais en janvier 2017, le groupe Polaris annonce la fin de la Victory et lance alors la marque India.

Il existe donc un club qui regroupe les possesseurs de Victory, « Only Victory France » et à l’occasion du troisième rassemblement en Saône-et-Loire, dans leur périple de trois jours, les hommes et les femmes qui enfourchent une Victory, ont fait une halte à la fois culturelle et gastronomique au Musée du camion.

Jean Yemisen, le patron du camping Les Voiles de Laives a la charge d’accueillir les motards et leur faire découvrir les trésors du département. Ces amoureux de belles mécaniques furent fascinés par la collection de camions présentée par Lulu notamment ce GMC, désormais inscrit aux Monuments historiques _ 14 camions le sont désormais _ qui a fait le débarquement en Normandie.

Des histoires, des anecdotes, Lulu en raconte autant qu’une Victory fait le tour du monde sans la moindre panne. Nourrir l’esprit une une chose, alimenter les muscles est tout aussi important pour ces épicuriens. « On aime les bonnes choses » disent-ils devant le buffet. « C’est une halte gastronomique qu’avec des produits locaux et issus de circuits courts » fait remarquer Lulu également maître de cérémonie pour l’occasion avec son équipe de bénévoles.

Le club « Only Victory France » accueille des motards des quatre coins de France mais également une dizaine d’Allemands, quatorze Belges, un Canadien, deux Martiniquais surpris de la température en ce mois de mai.

Après chaque étape, tout ce beau monde revient au bercail, au camping de Laives où les soirées réchauffent les doigts engourdis et font flamber la bonne humeur.

 

Jean Bernard

 

 

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