Présidentielle 2022 – La CGT tire à boulets rouges sur Marine Le Pen

Communiqué de la CGT du bassin montcellien.

Présidentielle : menace sur la démocratie
avec la candidate d’extrême droite

Démasquée ! En présentant sa conception de « la démocratie et de l’exercice du pouvoir » le 12 avril en conférence de presse. La candidate d’extrême droite a montré les méthodes autoritaires et populistes qu’elle entend appliquer si elle est élue.

Censure de la presse. Plusieurs médias jugés « hostiles » aux idées du Rassemblement national n’ont pas eu le droit d’entrer et de couvrir la soirée électorale du parti après le 1er tour de l’élection présidentielle (Quotidien, BBC, Les Jours). Une habitude au RN qui depuis plusieurs mois ne souffre pas la présence de Libération et de Mediapart à ses points presse. Également taxée « d’hostilité », Anne-Sophie Lapix s’est vu refuser l’animation du débat télévisé de l’entre-deux-tours.

Des méthodes de censure qui augurent de mauvais rapports avec les médias si Marine Le Pen (qui veut par ailleurs supprimer l’audiovisuel public) venait à accéder au pouvoir. « C’est comme ça que procède son modèle, Viktor Orbán en Hongrie : il écarte et menace les contre-pouvoirs », compare Pascal Debay du collectif CGT de lutte contre les idées d’extrême droite.
Quelles seraient les méthodes de gouvernement de Marine Le Pen ? Elle compte contourner le Parlement en recourant au référendum d’initiative populaire sur tous les sujets, y compris la peine de mort. « On retrouve ce vieux poujadisme qui consiste à attaquer les élus du peuple, analyse Pascal Debay qui relève que dans son programme, la candidate du RN veut aussi réduire le nombre de députés et de sénateurs.
« Préférer le référendum à la démocratie représentative et au débat parlementaire est typique des régimes populistes », souligne l’expert de l’extrême droite.

Dès son arrivée à l’Élysée, elle veut réformer la Constitution avec son référendum sur « la priorité nationale », considérant que le Conseil constitutionnel n’aura pas son mot à dire. Faux !, rétorquent les constitutionnalistes. Ces référendums proposés par au moins 500 000 électeurs s’imposeraient sur une loi votée par le Parlement.
Et contrairement au général de Gaulle en 1969, elle ne démissionnerait pas en cas d’échec. Elle envisage même de sortir si besoin de l’Europe après un vote populaire venant heurter les principes communautaires.
Comment elle favorisera son parti aux législatives pour s’arroger les pouvoirs si elle est élue. La candidate d’extrême droite veut introduire le scrutin proportionnel pour deux-tiers des députés, avec une prime majoritaire au dernier tiers. Bref, une prime au RN.
Pour la présidence de la République, elle veut un septennat non-renouvelable et ne remet pas en cause l’article 49.3 de la Constitution qui permet au gouvernement de faire passer une loi sans vote de l’Assemblée. Quand ça l’arrange, « cette Constitution est une merveille d’équilibre ». Dans son projet de réforme de la 5e République, la candidate d’extrême droite prévoit aussi d’affirmer la primauté du droit national sur les autres droits, comme l’a fait Jarosław Kaczyński en Pologne.
La candidate d’extrême droite ne veut pas entendre parler d’indépendance renforcée de la justice. Elle veut supprimer l’École nationale de la Magistrature qu’elle juge trop à gauche, instaurer la perpétuité réelle, des peines incompressibles et la présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre. Il faut regarder la Hongrie de Viktor Orbán pour savoir ce qui nous attend si Marine Le Pen est élue le 24 avril. Le droit à l’information, l’indépendance de la justice, la voix des parlementaires élus sont les piliers de la démocratie.

Pour la CGT, la candidate du RN et son programme vont à l’encontre de l’intérêt du monde du travail, des libertés syndicales et démocratiques, divisent, brisent les solidarités. Partout dans le monde, l’extrême droite, en focalisant son programme sur de fausses explications de la crise, exonère le patronat et les vrais responsables en trompant la légitime colère sociale de la population.
Pas une voix du monde du travail ne doit aller pour l’extrême droite !

3 commentaires :

  1. la CGT est donc pour la retraite à 65 ans

    les syndicats ont bien changé

  2. La Cgt n à plus que le nom. A vendu son âme au diable.

  3. Eva , vous vous en rendez compte aujourd’hui ? Vous avez une idée du montant du salaire de son secrétaire général ? Comme dailleurs tous les salaires des autres dirigeants syndicaux. Ça peut aider à comprendre pas mal de choses incompréhensibles, non ?

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