Pouilloux – La boulangerie, un véritable chemin de croix

Il est frais mon pain , il est frais ! Comme chez les irréductibles Gaulois du temps de la Gaule, Pouilloux respirait la bonne odeur du pain. C’était avant.

Avant que celui, au bout de 20 ans n’arrête son activité le 1er avril 2017. Un village sans boulanger, sans femme du boulanger, une chose inconcevable pour Michel Chardeau, le maire.

Un second boulanger arriva avec l’espoir de faire gonfler le chiffre d’affaires et la pâte du pain. Hélas, un brusque changement de température fit tomber la pâte et le tiroir caisse. Et le 1er mai 2018, la boulangerie de Pouilloux retombait sans sa léthargie. Le miracle de la multiplication du pain n’était qu’une douce illusion. Un chemin de croix.

Depuis, la municipalité espère l’arrivée d’un nouveau boulanger ou d’une activité multiservices.

Un projet sans suite

Hier soir (mardi), le sujet est revenu sur la table du conseil municipal. Michel Chardeau a fait le point, sachant qu’une hypothétique reprise du local végétait depuis plusieurs mois. En effet, Marie-Thérèse Schussler envisageait sérieusement, non seulement proposer un dépôt de pain mais également offrir davantage aux Polliaciens,  « je pense même faire pizzeria le soir, ouvrir un style de bar à jus, de voir comment je pourrais m’associer avec Vincent Rey (le jardin du coin). Le but est de faire vivre la commune » indiquait-elle en juillet 2018.

« Nous étions d’accord sur le principe » indique le maire même si une formation de cinq mois à Beaune s’imposait. Et le temps passa, passa et plus de nouvelle de Marie-Thérèse Schussler. Michel Chardeau revint donc à la charge en fin d’année, prit même contact avec Pôle emploi pour connaître l’évolution du dossier. Pas de réponse, la conseillère est absente. Quand ça ne veut pas…

Le maire ne désarme pas, contacte Marie-Thérèse Schussler par mail et le 30 janvier. Elle lui répond: « Pour des raisons financières et personnelles, je ne donne pas suite au projet ».

De la suite dans les idées ?

« Alors que décide-t-on ce soir ? » demande Michel Chardeau à ses conseillers municipaux. Mettre le local entre les mains d’une agence immobilière ? Faire passer une annonce sur un site gratuit en vantant le cadre campagnard de la commune ? Transformer les 100 m2 en logement ?

Tout est envisageable. « Tout ça nous ramène pas du pain dans la commune » souffle le maire.

Il y a bien Vincent Rey qui gère le jardin du coin, présent à la séance du conseil municipal qui, autorisé à prendre la parole, évoque une alliance avec un boulanger _ qui fait du bon pain _ et proposer des produits de divers producteurs. Une sorte de coopérative que pourraient tenir des bénévoles d’une association. Affaire à suivre.

Pour l’heure, le boulanger de Perrecy-les-Forges a ajouté Pouilloux à sa tournée six jours par semaine. Les anciens sont ravis. Livrés à domicile !

Le local, lui,  est désespéramment vide. « Et nous n’avons toujours pas de pain au bourg » se lamente Michel Chardeau.

Jean Bernard

Un commentaire

  1. Et bien OUI OUI,
    Nous habitants de Pouilloux, avons cherché et cherché une solution, car un village sans pain est un village sans vie, sans lien social.
    Et grâce à la bonne volonté de chacun et la solidarité, car nous nous sommes organisés entre voisins pour prendre le pain de ceux qui travaillent…. Et le boulanger de Perrecy très gentiment à bien voulu étendre sa tournée sur Pouilloux 5 jours sur 7, et dans les secteurs qui ne bénéficiaient pas encore de tournée.
    Alors en attendant qu’une bonne solution soit effectivement trouvée et que le pain soit bon, car la qualité est de mise.
    Nous sommes nombreux à être très satisfaits du service rendu et cela ne concerne pas que les anciens.
    En même temps nous avons retrouvé un peu de convivialité.
    Bonne journée à tous.
    MJT

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