Mort de Jérôme Laronze – Un anniversaire et toujours la volonté de connaître la vérité

Communiqué du Collège Solidaire de l’Association Justice et Vérité pour Jérôme Laronze.

Notre association a dû suspendre ses activités depuis la mi-mars mais sa mobilisation est intacte et fidèle. Aujourd’hui, nous sommes en mesure de vous présenter, après discussion avec la famille, ce qui est prévu pour l’hommage des 3 ans, ce 20 mai 2020.
Il vous est proposé de vous rendre à Trivy, Ferme de l’Amarante, Les Senauds, (71 520 Trivy) au pied du Ginkgo planté le 20 mai 2018 (premier hommage), samedi 22 mai entre 10h et 17h ou dimanche 23 mai entre 10h et 16h pour y déposer des fleurs, un mot et/ou un objet pour Jérôme.
Chacun.e amène une fleur de son jardin par exemple, pour plus de naturel. Celles et ceux qui le veulent pourront ensuite se recueillir sur la tombe. La famille sera là pour accueillir les personnes.
Il est demandé à tous et toutes de respecter les règles de distanciation, puisque tout rassemblement de plus de dix personnes reste interdit.
Pour les personnes qui ne pourront se déplacer, nous vous proposons de réaliser un geste chez vous (bougie, mot, fleur[s], affiche en direction de l’extérieur…) et de nous envoyer des photos/vidéos d’hommage en privé. Ces photos seront récupérées ensuite pour faire un montage à diffuser. Voici l’adresse mail à privilégier pour l’envoi des fichiers : hommagepourles3ansjvjl@gmail.com .

Pour celles et ceux qui voudraient faire un envoi par Facebook, le faire en message privé pour plus de facilité.
Parallèlement, une campagne d’affichage aura lieu à Cluny par l’installation de panneaux rappelant la mort de Jérôme, pour inciter les passants à s’interroger, à se remettre l’événement en mémoire…
Dès que nous le pourrons, nous reprendrons les veillées mensuelles Square de la Paix à Mâcon et nous travaillons à programmer des conférences ; tout cela cependant ne pourra sans doute pas se faire avant le début de 2021.
Nous profitons de cette lettre pour vous transmettre les informations que la famille est en mesure de nous donner sur l’état du dossier en début d’année, le confinement ayant tout bloqué pour tout le monde :

Sur le terrain pénal, nous regrettons un véritable enlisement du traitement de ce dossier dont
l’état d’urgence sanitaire et l’arrêt momentané des tribunaux ne peuvent être une explication
suffisante. Malgré les deux plaintes que nous avons déposées en juin 2018 pour altération
des lieux d’un crime (disparition suspecte de 4 étuis sur les 6 étuis issus des tirs) et omission
de porter secours (absence de soins à Jérôme jusqu’à l’arrivée des pompiers, 25 mn après les
tirs), et l’élargissement consécutif de la saisine des juges d’instruction à ces faits et chefs
d’inculpation, à l’automne 2018, ces plaintes n’ont à ce jour donné lieu à aucune information
auprès de la famille de Jérôme sur les suites données et actes accomplis bien qu’elles soient
jointes au dossier d’instruction depuis plus de 18 mois. Plus que jamais nous devons rester
vigilants et combatifs face à un trop long confinement de cette affaire !
Combatifs, nous l’avons été également ces derniers mois en mettant en cause la régularité
des nombreux contrôles administratifs tenus sur la ferme de Jérôme, dès 2015, chaque fois

en présence des gendarmes. Alors que l’administration nous demandait de restituer les primes
perçues par Jérôme, nous lui avons également demandé des comptes sur les contrôles réalisés
par ses agents. Pour quels motifs, dans quel cadre, sur quel fondement tous ces contrôles et
surtout pourquoi la présence systématique des gendarmes? Nous savions à quel point cette
présence militaire avait pour seule finalité d’impressionner et de faire plier Jérôme face à
l’administration. Les juges administratifs l’ont compris aussi et ont déclaré irréguliers les
contrôles organisés en 2015 et 2016, pour atteinte à ses droits fondamentaux. C’est une
victoire importante pour la sincérité du combat mené par Jérôme contre tous les excès
administratifs et policiers et le rétablissement posthume de sa dignité, même si le dernier
contrôle qui devait conduire, hélas, à sa mort, le 20 mai 2017 n’a pas été mis en cause lors de
ce procès.
Mobilisés, nous le restons, mais plus que jamais nous avons besoin de votre soutien dans ce
long chemin vers la justice et la défense de la mémoire de Jérôme.
Solidaires, nous devons l’être encore plus qu’hier face à cette pandémie et les risques accrus
d’une restriction durable de nos libertés, d’un hygiénisme renforcé et d’une atteinte encore
plus grande à notre libre-arbitre pour des impératifs sécuritaires.
Pour conclure, nous avons hâte de vous retrouver et de partager avec vous cette première
victoire !
Les parents, sœurs, neveux, nièces, cousins et cousines de Jérôme.

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