Montceau – Un dimanche studieux pour être « efficaces ensemble »

Une réflexion qui devrait intéresser notamment les gilets jaunes du Magny.

Depuis plus d’un an, les engagements déterminés des citoyens pour la défense de leurs droits fondamentaux : sociaux, économiques et politiques, ont pris diverses formes, inhabituelles, et se sont confrontés à des obstacles inédits et brutaux.

 

Dans ce contexte, il faut y faire face :

COMMENT NOUS ORGANISER NOUS-MÊMES ?

 

Adeline De Lépinay, qui vient de publier « Organisons-nous ! Manuel critique » nous aidera, en plusieurs ateliers successifs, à clarifier nos idées et à mobiliser notre potentiel collectif :

  • Qu’est-ce que L’AUTO-ORGANISATION ?
  • Dans quel(s) but(s) voulons-nous nous organiser ?
  • Et comment, selon quelles modalités ?

 

Dimanche 19 janvier de 10h à 16h

Salle du Syndicat des mineurs

21 rue Jean Jaurès – Montceau-les-Mines

Entrée libre et gratuite

Pause-déjeuner d’une heure. Repas convivial sur place tiré du sac et partagé.

 

Résumé du livre « Organisons-nous ! Manuel critique » (2019) aux éditions Hors d’Atteinte

Par un impitoyable glissement sémantique, les mots d’ordre « Ne me libère pas, je m’en charge » ou « L’émancipation des travailleurs sera l’œuvre des travailleurs eux-mêmes » sont devenus « Prenez-vous donc en main : quand on veut on peut ». L’ambition d’émancipation et de transformation sociale est balayée par une injonction à se débrouiller, le pouvoir d’agir est devenu devoir d’agir. Dans la start-up nation, loin du vieux monde de l’État social et du syndicalisme, chacun est sommé de devenir entrepreneur de soi-même.

 

De l’affaiblissement de l’emprise idéologique du capitalisme à la construction d’une culture d’émancipation, de la communication non-violente au regroupement entre premiers concernés, d’une action menée depuis l’intérieur du système à l’instauration d’un rapport de force, Adeline de Lépinay, spécialiste de l’éducation populaire et du community organizing, repose les bases de l’organisation collective. S’appuyant notamment sur les mouvements sociaux récents, elle propose des questionnements et des pistes concrètes au service d’une lutte à la fois efficace et démocratique, qui ne tombe pas dans le piège néolibéral.

 

Biographie d’Adeline de Lépinay

S’appuyant sur les méthodes de l’éducation populaire, Adeline de Lépinay a toujours vogué entre l’animation et le travail social. Elle s’est intéressée au community organizing, une méthode d’organisation utilisée pendant la campagne d’Obama aux États-Unis. Elle y a passé plusieurs mois grâce à une bourse Fulbright, ce qui lui a donné l’occasion d’observer de près ces nouvelles méthodes, en partie adaptées au néolibéralisme, mais dont il est possible de garder des principes stratégiques.

2 commentaires

  1. Personnellement j’y serai. D’expérience, Je ne crois guère à la possibilité de faire changer un système depuis l’intérieur. Pire, à titre professionnel, lorsque j’avais la trentaine plein de convictions et d’énergie et disposant d’un certain pouvoir (hélas pas d’un pouvoir certain), je n’ai même pas réussi à éviter la dérive d’une organisation somme toute fort acceptable au départ vers un fonctionnement de plus en plus déshumanisé. Ça s’est terminé par un « il faut vous soumettre ou vous démettre » dans un bureau feutré dans un ancien hôtel particulier dans le 9ème arrondissement de Paris. Je me suis donc démis. Alors, je suis curieux de voir s’il est possible de rendre les choses possibles…
    J’invite mes amis, Gilets jaunes, syndicalistes, voisins, amis et citoyens Lambda à me rejoindre car au fond, qu’est-ce qu’on risque à part s’instruire ?

  2. Possible que j’aie répété le mot « possible » mea culpa (lol)

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