Montceau – Symbiose Technologies, la symbiose parfaite entre l’homme et l’eau

 

Ils sont dix-sept salariés actuellement et avec l’agrandissement du site inauguré vendredi sur la zone Sainte Elisabeth à Montceau-les-Mines, le nombre devrait monter à vingt-cinq. « Mes collaborateurs, ce sont des couteaux suisses, des moutons à cinq pattes » glisse avec humour, Philippe Rouballay, le patron de Symbiose Technologies.

Ici, dans cet endroit un peu reculé de la zone artisanale travaillent des « façonneur d’or bleu ». L’eau, cet élément devenu aujourd’hui si précieux, Symbiose Technologies en prend soin, mieux, elle la préserve grâce à différents procédés comme des points d’eau-autonome anti-sécheresse, des stations d’épuration temporaires, l’installation de containers de bases de vies.

Tous ces systèmes, chefs d’entreprises et le public ont pu les découvrir sur site et notamment la dernière réalisation, la Potabbox. Une idée simple  pour produire de l’eau potable à partir d’une eau brute avec un principe mécanique fiable pour retenir dans une membrane fine, 99.99% les virus et 100% les bactéries. Même la cartouche Ultrafiltration se change tous les 15 ans.

L’ensemble des systèmes proposés par Symbiose Technologies se loue, se vend et se déplace sans besoin de terrassement et de béton.

Pour en arriver là, Philippe Roulabbay a vu perler sur son front de grosses gouttes d’eau, enfin de sueur.  « Il a fallu vingt ans pour assurer un positionnement atypique, vingt ans de doute et de croissance, la vie d’une PME » en convient-il. Il a débuté en 2003 avec 10 000 €, sans emprunt, « juste avec mes certitudes d’ingénieur ». Des années de rebondissements avec des embûches dans ce marché de niche. « Je me demandais si je n’aurais pas dû m’installer avec un camion-pizza » sourit il.

 

 

Quand en 2003, en pleine sécheresse, Philippe Rouballay parle de préserver l’eau, « je suis passé pour un extraterrestre ». Mais très vite, il se rend compte que, seul, il n’y arriverait pas. Il a besoin d’un réseau pour échanger, apprendre des autres. Alors l’année 2015 sera celle du bon sens, « savoir qui nous sommes, ou nous allons, tracer la route ensemble pour trouver les moyens de se développer ». Il admet alors que « seul, on va très vite mais à plusieurs, on va plus loin. Symbiose Technologies ne fait que commencer ».

Des aides, Philippe Rouballay a pu compter sur celles de la CUCM. « C’est quand même la communauté urbaine qui met le plus d’argent pour accompagner les entreprises » rappelle Jean-Claude Lagrange, vice-président de la CUCM. « Nous avons besoin de patrons qui mettent les mains dans le cambouis ».

 

 

« L’eau est nécessaire à la vie quand on sait que 13% de la population mondiale n’a pas accès à l’eau » signale Marie Mercier, sénateur. « Des hommes comme vous (en s’adressant à Philippe Roulallay), les politiques ne doivent pas vous brider. Vous êtes le sel, les emplois c’est vous ».

Dans la vie, il faut oser, « il faut toujours tenter de toucher du doigt l’horizon » ajoute-t-elle.

Pour Symbiose Technologies, la ligne d’horizon tend vers l’or bleu.

 

J.B.

 

 

 

3 commentaires :

  1. Bravo à cet entrepreneur, il ne manque pas de persévérance, d idées, créateur d emplois ,nous avons besoins de ces petites entreprises sur notre secteur.Je souhaite toute la réussite à celle ci….Par contre j aurai un souhait ou si cela est possible puisque cette société est spécialisé dans les économies d eau …..IL FAUDARIT QU ELLE APPORTE SON CONCOURS SUR LA GADGIE DE LA CCM OU L ON APPREND QUE SUR UN M3 D EAU TRAITE 25 % S EVAPORE DANS LES FUITES….MR LAGRANGE DEPUIS DES ANNEES LA CCM VANTE SES TRAVAUX, SES PERFORMANCES DU TRAITEMENT DE L EAU ……INCROYABLE SUR 1000 LITRES TRAITES : 250 LITRES SONT GASPILLES……ET LES TAXES AUGMENTENT…..!!!!! BRAVO à l entrepreneur mais alors 0 pointé à la CCM….

  2. Tout à fait d’accord avec Jp ! Il serait temps que la CCM réagisse !

  3. Pas de stress y a point poubelle.

    Tout à fait d’accord également. Quand on voit aussi l’argent gaspillé pour des décisions débiles qui soit disant vont faire des économies mais qui en fait ne servent à rien, si ce n’est à régresser et à poser des problèmes aux usagers. Je pense notamment à la nouvelle collecte des ordures ménagères ou les gens doivent se déplacer pour aller déposer leurs sacs dans des bennes éparpillées qui sont souvent pleines à ras bord ,ou l’on trouve des sacs et autres détritus posés au pied et qui dégagent des odeurs noseabondes insupportables pour les riverains qui habitent à côté. Le précédent système de ramassage planifié avec les bacs individuels chez l’habitant fonctionnait très bien. Personne ne nous parle des éventuelles économies et du nombre d’emplois supprimés . On avance on avance.

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