Montceau – Richard Galliano et sa belle histoire d’amour pour le public de l’Embarcadère

Le festival Tango Swing et Bretelles a pris fin dimanche soir. Les trente-deux autres concerts ont été annulés à cause de l’arrêté préfectoral suite à la propagation du covid dans le département. Et puis, surprise, mardi, la ville de Montceau-les-Bains annonçait le maintien du concert de Richard Galliano, vendredi 2 septembre à 20h30 à l’Embarcadère.

Pourquoi lui et pas les autres ? L’Embarcadère est une salle de spectacle, les autres lieux, des salles des fêtes.

Remarquez, Richard Galliano est comme tous les artistes, « mon programme a été élagué avec la crise » précise-t-il. Ce qui n’est pas pour lui déplaire, lui personnellement. « J’ai passé des années à courir aux quatre coins du monde, alors à l’aube de mes 70 ans, il est temps de calmer la machine ».

Le maintien de son concert à Montceau le rend toutefois heureux. « Je l’ai appris mardi soir par mon manager. Je vais à nouveau travailler avec mon ingénieur du son et mon éclairagiste. Tout rentre dans l’ordre après plusieurs mois sans concert ».

Richard Galliano n’a pas coupé les ponts complètement, il a joué le 12 septembre à la cathédrale d’Antibes et fait quelques concerts en Italie et en Suisse cet été. Presque du repos.

Du repos, il a en a eu alors il en a profité pour enregistrer un disque en solo, chez lui dans le midi. Un disque en toute intimité, seul dans sa chambre « de bonne » dit-il et surtout, « j’avais envie de le faire ». Sur le disque, des valses, de Chostakovitch, vous savez la pub pour une assurance, de Chopin aussi. « Entre Chopin et le musette, c’est le même langage d’écriture et le son de l’accordéon rend encore mieux » assure-t-il.

« La musique est une médecine » 

Sur ce disque qui sort le 16 octobre, on entendra également l’indicatif de l’émission du cinéma de minuit ou encore les gymnopédies de Satie et son morceau préféré, Ma plus belle histoire d’amour de Barbara. « C’est une valse aussi ».

Barbara, son histoire d’amour, il l’interprétera vendredi soir à Montceau. Une soirée où Richard Galliano va se sentir libre, libre de jouer pour le public, vibrer avec lui, être en communion.

Après 50 ans de carrière qu’il fêtera le 12 décembre à la salle Gaveau à Paris, l’accordéoniste se souvient surtout la première fois où il a joué avec son père à Cannes, « j’avais 7 ans », ce père à qui il voulait ressembler qui jouait de l’accordéon.

Son père lui a montré le chemin, Richard a pris celui de Paris et fait de belles rencontres, Azzola, Piazzolla, Adjani, Barbara, Greco… « Ils m’ont tous aidé, donné cette énergie ».

50 ans de carrière, il a toujours le trac et encore l’envie de continuer mais son rythme , « sans faire de sprint » avance-t-il. Richard Galliano veut prendre davantage de temps et prendre de temps de composer. « Ce qui m’intéresse, c’est d’écrire des mélodies ».

Richard Galliano est un « monstre » de l’accordéon ». Le voir et l’entendre sur scène ne se refuse, c’est même recommandé.

« La musique est une médecine, elle fait découvrir de belles choses et partager de belles émotions. Quand j’ai le blues, je joue pour recharger les batteries ». Paroles de Galliano.

Jean Bernard

Renseignements et réservations 03 85 67 78 10 et http://www.embarcadère-montceau.fr

Un commentaire

  1. Alors pourquoi le spectacle du 10 octobre, à l’Embarcadère, a-t-il été annulée ?

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