Montceau – Le coup de sang du directeur du cinéma Les Plessis

On s’attendait à tout sauf à ça. Hier soir, se tenait une réunion de quartier à l’hôtel de ville de Montceau-les-Mines qui englobait le centre-ville et Bel Air. Autant dire que dans ce périmètre, les sujets de discussion entre madame le maire et les riverains s’annonçaient comme un puits sans fond.

Fut donc abordé dans le cadre des projets de la municipalité celui du cinéma dans l’espace de culture urbain prévu aux abords de l’Embarcadère. Jusque-là, pas d’annonce fracassante, Marie-Claude Jarrot s’en tenait à rappeler la genèse, que le dossier porté par la ville sur le complexe de cinq salles passait le 21 septembre prochain devant la commission nationale cinématographique, que dernièrement elle n’a pas signé le permis de construire de transformation du cinéma Les Plessis _ il devait passer de trois à cinq salles _ pour des raisons de sécurité, que le financement de « son » projet était ficelé (par qui et comment ?) et que désormais « nous attendons l’autorisation à le faire ».

Pour Christophe Belgioioso, le directeur du cinéma Les Plessis, le mercredi c’est jour de repos et, comme d’autres Montcelliens, se trouvait dans la salle. Il demanda la parole et vida sac, ce qu’il avait sur le coeur. L’homme est à bout, brinquebalé par les annonces de la municipalité et le silence de l’exploitante du Plessis.

« Sinon le sang coulera »

Avec le refus du permis de construire, Christophe Belgioiosa sait pertinemment que son avenir en tant que directeur du cinéma Les Plessis est menacé. « Je défends ma place » s’emportait-il. Aussi vise-t-il un poste équivalent dans le projet municipal porté par Régis Faure, président de l’association Panacéa. « Madame Jarrot m’a dit que je faisais bien mon métier, on a besoin de quelqu’un comme vous ». Son CV devait atterrir sur le bureau de Régis Faure mais « quand je l’ai rencontré au Majestic à Digoin, il m’a dit qu’il prendrait des étudiants et qu’il en serait le directeur. J’en ai marre d’être baladé. J’attends qu’on me dise oui pour le complexe en tant que directeur parce que le cinéma Les Plessis va fermer« .

De tempérament fougueux, Christophe Belgioiosa jeta un froid dans l’assistance quand il annonça, « sinon le sang coulera ». Il parlait du sien. « Si j’ai fait peur, j’en suis désolé’ dira-t-il à l’issue de la réunion. « Oui, je suis une grande gueule et je l’assume ».

Il ajoutait comme pour se faire pardonner: « J’ai quand même le droit de ne pas vouloir perdre mon poste ». Légitime sur le fond quant à la forme…

Jean Bernard

Un commentaire

  1. Que l’on soit d’accord ou pas avec la politique mené par Mme Jarrot je peux le comprendre. Par contre parler de sa situation professionnel à cette réunion là pas d’accord ! Mr vous vous êtes ridiculisé ! Se n’est pas être grande gueule, c’est du grand n’importe quoi votre intervention !

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