Montceau – Chez King Jouet, même les jouets sont tristounets, un comble avant Noël

Il y a un an, pratiquement jour pour jour, le magasin King Jouet situé zone de Chatillon au Bois du Verne à Montceau-les-Mines, accueillait le petit déjeuner des entreprises à l’initiative de la municipalité. Sans savoir ce que 2020 allait nous réserver avec la pandémie du covid 19, déjà à cette époque, madame le maire de Montceau incitait à acheter chez les commerçants locaux.

Un an plus tard, le message est plus que jamais d’actualité même si les commerces non essentiels selon la définition d’Emmanuel Macron, sont pour l’heure fermés.

Et King Jouet n’échappe pas à la règle au grand désespoir du patron, Frédéric Delay.

Que c’est triste Venise, chantait Aznavour. Que c’est triste un magasin de jouets vide de papas et mamans, de grands-parents qui, logiquement en cette fin novembre, ont les bras chargés de cadeaux.

Et mettez-vous à la place des ours, voitures, poupées qui se morfondent dans leur coin. Ils se sentent oubliés, ne peuvent même pas croiser le regard d’un enfant qui s’imagine repartir avec la moitié du magasin.

En 2020, la magie de Noël n’opère plus, elle est totalement défigurée par le confinement. Alors comme beaucoup de ses confrères, Frédéric Delay se raccroche aux commandes effectués sur le site internet King Jouet. Une mince compensation quand on sait que sur les deux derniers mois de l’année, « nous réalisons 50% de notre chiffre d’affaires » révèle le directeur des lieux.

Le Père Noël en télétravail, les rennes en chômage partiel

Avec le e-commerce, ainsi faut-il le nommer, King jouet a mobilisé tous ses Kings Noël. Eh oui, même le Père Noël se met au télétravail. Lui-même n’en revient pas. Quant aux rennes, ils sont au chômage partiel, enfin pour le moment. Drôle de période quand même. Imaginez un mouvement de grève du côté du pays des jouets ! Alors là, on est mal patron, on est mal.

Dans le hall d’entrée de King jouet au BDV, attendent sagement les commandes. « Un à un, les clients viennent les récupérer, certains ont déjà réglé en ligne, d’autres payent à la caisse surtout quand ils disposent de chèques cadeaux » précise Frédéric Delay.

Dans un autre coin, d’autres commandes, ce sont celles « des personnes qui n’ont pas internet ou ont du mal à en comprendre le fonctionnement. Elles appellent le magasin et viennent ensuite chercher les jouets », ajoute-t-il.

Mieux encore, Frédéric Delay leur demande carrément d’écrire une lettre _ au père Noël _ qu’ils déposent dans la boîte aux lettres. Et ça marche.

Par moments, le silence s’impose. La complainte lointaine des lutins s’engouffre entre les rayons. « Qu’est-ce qu’on attend pour faire la fête… » chantent-ils pour entretenir le moral des troupes.

« J’en ai la boule au ventre » confie Frédéric Delay. Son seul espoir pour qu’il retrouve le sourire, une réouverture au moins du 1er décembre des magasins. Le Père Noël a fait une lettre à Macron en ce sens. Le monde à l’envers.

Jean Bernard

2 commentaires

  1. Courage Fred le printemps fini toujours par revenir…. Enfin le père Noel reviendra

  2. Merci pour votre gentillesse et votre professionnalisme

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