Montceau – Avec l’action coeur de ville, le Magny a le potentiel de retrouver une seconde vie

Rome ne s’est pas faite en un jour. Et quand bien même l’opération action coeur de ville permet de revitaliser les commerces, améliorer l’habitat avec des milliards d’euros injectés par le gouvernement, Rollon Mouchel-Blaisot, préfet, directeur du programme national Action coeur de ville, n’est pas un druide qui d’une goutte de potion magique va métamorphoser un quartier ou un centre-ville.

Encore faut-il, comme Montceau-les-Mines ou le Creusot, même Autun, notamment, candidater avant qu’un projet ne soit retenu. Montceau-les-Mines l’a été pour la friche Loison où à partir de janvier, débuteront déjà les travaux de destruction des anciens bâtiments qui laisseront place à de l’habitat.

Il est un quartier aussi, celui du Magny qui a besoin d’un sérieux coup de pouce afin qu’il retrouve son atmosphère et son caractère d’antan. Un quartier qui en 1950 proposait 350 logements et accueillait plus de 1 200 personnes. Aujourd’hui, le Magny n’a gardé que le nom et a perdu toute son authenticité.

Lui faire bénéficier de l’action coeur de ville est le leitmotiv de madame le maire de Montceau d’où la venue ce jeudi en fin de journée du préfet Rollon Mouchel-Blaisot qui, sur place, a pu se rendre compte combien les 33 hectares de terrain, méritent qu’on se penche dessus comme une fée sur un berceau.

Des anciennes maisons de mineurs sont encore debout. Toutes ou pratiquement toutes sont la propriété du bailleur Habellis. Nombreuses ont été détruites, certaines rénovées ou encore vendues mais force est de constater que ce n’est pas le foncier qui manque. Encore fallait-il trouver le moyen de passer de la théorie à la pratique et puisque « l’action coeur de ville va se prolonger jusqu’en 2026 qui coïncide avec la durée du mandat municipal, qu’une ville comme Montceau fait l’objet d’une forte appétence pour venir vivre dans une ville à taille humaine, que la demande est plus forte que l’offre, alors avec le soutien de l’action coeur de ville, la requalification du Magny peut être un projet très original » admet Rollon Mouchel-Blaisot après avoir fait le tour du quartier.

Le Magny, un quartier du 21e siècle

Il a très vite compris, de part le positionnement du Magny, la ville à la campagne et qu’ici les anciens avaient le sens du collectif et de la solidarité, « qu’il est possible de lui redonner une seconde vie avec des habitations individuelles et d’organiser un lien social. Incontestablement, le Magny dispose d’un super potentiel ».

Il s’agit donc désormais le mettre la machine en route, « de lancer un appel à projet, trouver des investisseurs comme pour Loison, de se mettre autour de la table sous l’autorité du maire qui définira les priorités » précise le préfet. « Nous ferons du Magny un quartier du 21e siècle », le tout avec la participation de la communauté urbaine Creusot Montceau.

C’est toute une nouvelle philosophie du bien vivre, celle de concilier la vie professionnelle et personnelle qui prend forme aujourd’hui à laquelle les villes moyennes doivent répondre et à laquelle Montceau-les-Mines compte bien participer.

Que vont devenir les 33 hectares du Magny ? « Nous avons besoin d’une vision d’ensemble de ce quartier et, surtout, ne pas laisser le vide s’installer » ajoute encore Rollon Mouchel-Blaisot.

Maintenant que les terrains sont stabilisés géologiquement, qu’il n’y a plus de risque d’affaissement des anciennes galeries minières, l’heure est à la reconstruction. Le préfet est prêt à soutenir le projet. On ne parle pas d’un domaine des Dieux mais bien du Magny pour qu’il retrouve son identité. Il faut juste du coeur à l’ouvrage.

Jean Bernard

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