Montceau – A corps perdu et suspendu

Louise Duneton expose à la Grande halle des ateliers du jour à Montceau-les-Mines jusqu’au 28 avril 2018. C’est grand, c’est osé.

Au premier abord, au premier coup d’œil, on est décontenancé. Des toiles, de grandes toiles pendent comme des draps qui sèchent à l’air libre. Des draps colorés, immobiles qui vous prennent de haut, impressionnent.

Chez Louise Duneton, l’art sort du temps, de l’espace temps. Le regard qu’elle porte sur les choses de la vie résonne dans la Grande halle des ateliers du jour comme le cri d’un enfant qui vient de naître, « ce passage sur terre où commence la vie et qu’on devient déjà mortel » expliquait l’artiste. Ses toiles suspendus produisent leur effet, vivre et mourir, une suite logique.

Cette exposition n’est pas née du fruit du hasard. « J’ai visité cette grande halle avant d’adapter mes créations ». L’inspiration lui est venue de planches anatomiques de 1837 où sont représentées des coupes du corps humain, un traité pratique des accouchements. Louise Duneton  a donc imaginé l’imaginaire, celui qui ne dit rien mais évoque tout. Un tour de passe-passe que seul un artiste couche sur une toile et autorise ainsi le temps à l’interprétation.

« Les cavités du temps », le titre de l’exposition, ne laissera personne indifférent, pas même Marie-Claude Jarrot  à l’heure du vernissage. « Vous avez des rêves fous » dira-t-elle. Jusqu’à trouver de la mélancolie dans le vie et la mort et même de « l’amour, l’amour des corps ». L’artiste acquiesçait.

Louise Duneton vit et travaille à Paris et garde à l’esprit ses souvenirs de Corrèze. Elle est surtout, avant d’être peintre, illustratrice, diplômée de l’école des Arts décoratifs de Strasbourg.

Son talent, elle le mettra à disposition des enfants pendant les prochaines vacances où elle animera des ateliers aux ADJ du 9 au 18 avril 2018.

Jean Bernard

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