•  

Michelin – Le parti communiste inquiet pour Blanzy

  membre du Parti de la Gauche Européenne-Section Bassin minier.

Michelin Blanzy : quel avenir ?

En janvier 2020 Jean-Claude Pats, directeur du personnel monde du groupe Michelin accompagné par Dimitri Fournet-Fayard directeur, visitait le site de Blanzy en affirmant que la stratégie de son groupe mettait au centre l’humain. Il affirmait que l’objectif était de co-construire le futur ensemble. Selon eux près d’une centaine de personnes étaient embauchées chaque année.

Des paroles aux actes. En juin 2017 le groupe Michelin avait déjà annoncé une réorganisation mondiale qui devait se traduire par la suppression de 1500 emplois en France avant 2021. Le 6 janvier dernier le groupe Michelin annonçait le lancement d’un projet de suppression de 2300 emplois en France, dont 1200 dans ses usines et 1100 dans ses fonctions tertiaires, soit 10 % de ses effectifs, avec des conséquences sur des territoires de tout le pays. Le nombre des salariés est passé de 1200 en janvier 2020 à 1150 en janvier 2021.

Michelin ne connaît pas la crise. Il va même très bien et prévoit des résultats positifs pour 2020 malgré la crise sanitaire. Le dividende distribué par action a ainsi été multiplié par trois depuis 2009. Les rémunérations des dirigeants sont très élevées et les salariés doivent se contenter d’une modération salariale souvent sous forme d’une augmentation individuelle. Poussant de plus en plus à une individualisation du rapport salarié-employeur en tentant de réduire la capacité collective des salariés.

La France en commun. Les valeurs de la République ne peuvent plus s’arrêter aux portes de l’entreprise. Celles et ceux qui, par leur travail, créent les richesses doivent pouvoir se réapproprier les richesses confisquées par les actionnaires et prendre en main leur avenir. En mettant en commun leur intelligence collective, elles et ils doivent être les actrices et les acteurs de la transformation sociale. L’entreprise ne peut plus être le dernier bastion de la monarchie patronale et des actionnaires qui décident seuls de l’avenir des salariés et des territoires, sans avoir à l’esprit autre chose que le montant des dividendes et la valeur de l’action cotée en Bourse. Il est grand temps de donner un nouveau statut juridique à l’entreprise afin de donner plus de pouvoir aux travailleuses et aux travailleurs.

Photo archives.

Un commentaire

  1. Auront-ils le culot et avec la même affiche de refaire ça sur le parvis de saint vallier ?
    Les Michelins méritent eux aussi mieux que ça…

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *