Marie-Claude Jarrot, présidente du Cerema, les friches, son cheval de bataille

Elle se définit comme une élue locale qui milite pour les territoires. C’est notamment avec cette caractéristique que Marie-Claude Jarrot a été élue présidente du Cerema (Centre d’Etudes et d’Expertise sur les Risques, l’Environnement, la Mobilité et l’Aménagement) le 3 décembre dernier.

Cette fin de semaine, madame le maire de Montceau a participé en compagnie du directeur de cet organisme public, Pascal Berteaud, l’homme au noeud papillon et ingénieur des ponts et chaussées, à la conférence de presse de rentrée par visio-conférence.

Outre définir la nouvelle stratégie du Cerema, celle en particulier d’aider les collectivités à l’aménagement du territoire en prenant en compte le changement climatique, « il faudra nous adapter car d’ici 20/30 ans, le climat sera différent », Pascal Berteaud a rappeler les domaines d’activités dans lesquelles oeuvre le Cerema : les infrastructures routières, les ouvrages d’art, le bâtiment et ses efficacités énergétiques, comment penser ce que sera le territoire dans 30 ans et comment y arriver.

« Le Cerema doit répondre à l’attente des élus locaux, aux maires que je représente qui conjuguent au quotidien la transition écologique » mentionne madame la présidente. « Je rénove, je réhabilite, je construis avec l’appui du Cerema qui est au service des maires » ajoute-t-elle.

« Nous pouvons ainsi mobiliser nos experts dans le cadre du plan de relance », précise le directeur. Le Cerema est là pour auditer, diagnostiquer pour les travaux avant de mettre en place un financement.

Un processus parfaitement adapté pour lutter contre les friches industrielles qui empoisonnent la vie des maires, un domaine sur lequel Marie-Claude Jarrot est intervenue. « C’est mon cheval de bataille. Quand j’ai été élue, j’ai hérité d’un passé industriel très riche à Montceau-les-Mines ». Et prendre en exemple cette ancienne usine de pantoufles (Loison) et l’usine thermique (Lucy). « On ne pouvait pas laisser Loison s’écrouler ». Avec l’opération coeur de ville, la friche laissera place à des logements qui ne manque pas de soulever le problème du financement en particulier de la destruction et de la vision globale du projet. C’est précisément-là que le Cerema peut intervenir avec son expertise ».

Le Cerema a donc pour but de mieux se faire connaître auprès des collectivités, car « il peut intervenir bien en amont des appels d’offres » souligne encore Marie-Claude Jarrot.

Jean Bernard

 

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