Mâcon – A l’honneur, Sandrine Lonak (Saint-Vallier), une femme d’aujourd’hui

Tout ce week-end, la femme a été mise à l’honneur à l’occasion des droits de la femme. Celles d’hier comme Simone Veil à Montceau-les-Mines (lire par ailleurs), celles d’aujourd’hui comme Sandrine Lonak au même titre que douze autres exerçant une activité dans les domaines scientifique, économique, industriel et technologique.

Treize femmes honorées dans l’hémicycle du Département à Mâcon ce dimanche où Florence Battard, vice-présidente chargée des services au public et de la concertation citoyenne, les a reçues. Toutes sont des femmes d’exception dans leur domaine et prouvent par leurs compétences et les postes occupés, qu’elles ont la capacité et l’intelligence d’affirmer leur personnalité de femme.

Sandrine Lonak, réside à Saint-Vallier, est ingénieure commerciale Chez BSE au Creusot et a créé La French Fab Saône-et-Loire dont elle est l’ambassadrice. « C’est une entreprise qui se bat pour le Made in France et qui m’a fait confiance au milieu de 93 salariés hommes et femmes » dit-elle avec une certaine émotion fort compréhensible.

Hier, ces postes scientifiques, économiques industriels et technologiques laissaient rêveuses les femmes. Les mentalités ont évolué et la femme a dépassé le cadre de la secrétaire dévouée à servir le café à ces messieurs.

La double casquette

« La French Fab est la parfaite illustration du  regard que l’on porte à l’industrie et attire justement la jeune génération et notamment les femmes, les filles dans l’industrie » souligne Sandrine Lonak. Ne voit-on pas de nos jours chez BSE « des pilotes de lignes CMS femmes qui il y a quelques années, n’auraient même pas eu l’idée de faire ce métier. C’est en train de bouger, j’ai vraiment confiance ».

Chez une femme, la double casquette est toujours de rigueur. Réussir sa vie professionnelle ne la dégage pas de ses obligations en dehors de son travail. « Je suis heureuse d’être une femme, une mère, une épouse, une fille, une petite fille qui aujourd’hui a le droit de voter, penser, agir, s’investir dans sa mission professionnelle, aimer, rire, s’exprimer en toute liberté, et même faire de la politique pour l’avenir de sa commune, ou encore de se battre  pour la French Fab Saône-et-Loire » se défend Sandrine Lonak.

Cette journée particulière, a d’autant plus une signification particulière que ce 8 mars 2020, sa maman fête ses 70 ans. « Je veux lui dire que je l’aime de tout mon cœur et surtout merci de m’avoir rendue forte et courageuse dans la vie ». De penser aussi à sa mamie de 94 ans, « qui comme ma maman, est un exemple inconditionnel à suivre pour toujours faire preuve d’humanité, d’amour et qui m’a enseigné aussi que si l’on veut quelque chose, il faut travailler sans relâche ».

Cette journée des droits de la femme rappelle que toutes, malheureusement n’ont pas les mêmes privilèges, les mêmes droits et sont parfois privées de liberté. « Il reste encore du chemin à parcourir » avance Sandrine Lonak. Elle ajoute pour appuyer là où ça fait mal : « La violence morale et physique sur les femmes ne doit plus être tolérés, ni acceptée mais punie ! »

Femme et féministe, engagée et déterminée, Sandrine Lonak termine par cette phrase : « Si quelqu’un juge votre chemin, prêtez lui vos chaussures… « 

J.B.

Un commentaire

  1. Bonjour Madame LONAK. Je suis en accord avec vous sur votre dernière citation. Mon chemin chez Eolane a été bien difficile de 2009 à 2013. Vraisemblablement en gardez-vous un souvenir différent. Nous étions cependant collègues. Tous deux cadres non diplômés, tous deux représentants du personnel, tous deux engagés. Juste un écart de convictions, substantiel. Alors je vous prête volontiers mes chaussures. Les vôtres, gardez-les pour poursuivre votre chemin magnifié.

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