L’info dico – Avec HERVE MAZUREK

L’info dico, voilà une nouvelle rubrique ou plus exactement une nouvelle façon d’aborder non pas l’actualité mais de laisser une personnalité explorer son « moi » avec sincérité et sans arrière-pensée. Un prénom et un nom, autant de lettres pour livrer un contenu à la fois gouleyant et par moments surprenants comme parfois peut l’être une gorgée de bière. A déguster sans modération.

Premier à tenter l’aventure, Hervé Mazurek, maire de Blanzy et professeur des écoles. Mais c’est d’abord en tant qu’homme qu’il s’est confié, a ouvert son livre et ses pensées.

 

comme humeur – « Toujours essayer d’être de bonne humeur, aujourd’hui ce n’est pas simple, sauf à la maison. On trouve plus facilement cent raisons d’être de mauvaise humeur que cent une pour l’être. Cela me fait penser à la chanson de Bénabar, La petite monnaie qui parle des petits bonheurs du quotidien. Je pense aussi à l’idée de partager un film avec mes enfants, un vrai bon moment. Bonne humeur ça rime aussi avec bonheur et le H avec handball parce que j’ai aimé y jouer au collège et au lycée, parce que mon père me racontait ses exploits au hand quand il était à l’armée. Quand vous êtes gamin vous l’écoutez avec ravissement. Et puis j’ai cette image des filles de l’équipe de France de handball battues en finale du championnat du monde contre la Norvège avant d’être sacrées en 2003. On tous été amoureux de ces filles ».

 

comme énervé – « Oui, souvent. Des tas de choses nous énervent mais il faut relativiser tant il y a de vrais problèmes. Enervé oui, agacé certainement davantage ».

 

 

 

 

comme relativiser – « Je peux dire aussi comme Rolling Stones. En fait, dans la vie, il y a toujours plus grave. Tant qu’on a la santé comme on dit. Il faut positiver. Il y a tant de bonnes choses, des petits bonheurs au quotidien, c’est parfois un rien. Je vais paraître puéril mais quatre arlequins de pigeonneau, c’est une petite merveille, le petit jésus en culotte de velours ».

 

 

comme vie – « Je peux encore relancer sur les petits bonheurs de la vie, nous en avons besoin mais je vais partir sur vélo. Le vélo, le Tour de France, j’en garde d’excellents moments. Je ne regardais pas le Tour mais Lance Armstrong gagner. J’en ai encore des frissons. Je sais, je vais me faire haïr. Même en vacances au bord de la mer, je ne manquais pas une étape de montagne et j’avais les yeux rivé sur l’Américain. Il avait un côté magique. Maintenant je  me soucie moins du Tour, je n’ai pas toujours le temps ».

 

comme école – « C’est l’autre partie de ma vie. Je finirai ma vie à 100% enseignant. Là, en ce moment, je me dis que je suis instit auprès des gamins, que nous, les enseignants, nous avons un vrai rôle à jouer même si je sais que j’enfonce des portes ouvertes. J’ai choisi ce métier et je me souviens de Jean-François Bailly, mon instituteur en CM2 au Plessis à Montceau. Il était normalien, j’étais en admiration devant lui, c’est lui qui m’a donné envie de faire ce métier-là ».




comme maman – « Ma maman qui est la meilleure des femmes, elle a géré ses trois hommes à la maison, mon papa et ses deux enfants. Elle a fait les ménages pour financer nos études. Je l’appelle tous les jours ».

 

 

 

comme astreinte – « Etre d’astreinte en tant qu’élu, c’est le plus pénible et pour le maire, c’est 24 heures sur 24 avec cette angoisse d’être appelé la nuit ».

 

 

 

comme zoo – « Le souvenir du zoo dont on parlait route de Cluny à Sigy-le-Châtel. Il y a toujours ce restaurant du zoo mais le zoo a disparu. J’ai cette image dans un coin de ma tête sans savoir si réellement j’y suis allé un jour. Z, c’est aussi la ZUP du Plessis où j’ai été écolier. Un jour, je suis retourné dans ma classe en tant que conseiller pédagogique. Ce fut une vraie émotion. Rien avait bougé, tout était encore dans son jus ».

 

 

 

comme USB, UVB – « C’est le monde associatif dans nos communes qui a un vrai rôle à jouer. Ce sont les rencontres auprès de ces personnes des clubs et des associations qui m’ont poussé à m’engager. Ce sont eux qui vous ouvrent les yeux aux différents univers ».

 

 

 

comme Têtes raides – « La rencontre musicale remonte à une vingtaine d’années, 1998/1999. J’ai découvert le groupe avec son CD et pourtant, il est passé au TSB. L’écoute du CD m’a fait entrer dans un univers musical qui vous fait titiller. En 2004, avec mes élèves je suis allé les voir en répétition à l’Embarcadère à Montceau. Une vraie belle rencontre. Ma vie est faite de belles rencontres, j’ai cette chance là comme enseignant et élu. C’est vraiment génial. Alors oui, R comme rencontre aussi ».

 

comme égoïste – « Il n’y a pas de pire égoïste que celui à qui il n’est jamais venu à l’esprit qu’il pouvait en être un. Tout est dit. Mais nous avons tous des problèmes d’égo. Qui n’aime pas qu’on flatte son égo ? et surtout savoir quelle image nous avons auprès des gens. Alors parfois, ça nous ramène sur terre. De temps en temps, nous avons besoin d’un coup de pied au derrière, ça nous fait du bien ».

 

comme K 2000 – « Ou comme kaki quand j’ai fait mon armée à l’école militaire d’Autun où j’ai préparé mon concours d’enseignant. Mais c’est les souvenirs de la 5, la cinquième chaîne avec toutes les séries américaines, K 2000, Happy days, Supercopter. Les séries TV me font penser à mon grand-père quand  M6 a commencé à diffuser les premiers films érotiques. Il disait : j’ai regardé mais on ne voit rien ! Papa Schultz, il n’aimait pas, lui qui a connu la guerre ne supportait pas de voir un camp de prisonniers transformé en camp de vacances. Mais j’avoue, je suis un grand nostalgique ».

Propos recueillis par Jean Bernard

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