Les écologistes appellent à accompagner le retour du loup

Communiqué de la coordination EELV Bourgogne Franche-Comté réaffirmant sa position à propos du loup.

« Loup : discuter d’abord pour ne pas tirer ensuite »

 

Elever des animaux, dans un contexte de grande vulnérabilité causée par les bouleversements climatiques, la dérégulation des marchés agricoles, et l’instabilité géopolitique des derniers mois, n’est pas facile. Aussi découvrir que l’un d’entre eux a été grièvement blessé ou tué par un prédateur, qu’il s’agisse d’un chien errant, d’un braconnier ou d’un loup, est un coup très dur.

 

La douleur et la souffrance qui en résultent, les écologistes la comprennent et la partagent.

 

Néanmoins, les écologistes réfutent la stratégie politique de communication qui consiste à faire du loup, un bouc émissaire idéal. Les grands prédateurs sont indispensables à l’équilibre des écosystèmes, sans lesquels des pans entiers seraient gravement perturbés.

 

Le retour en France du loup, qui reste une espèce menacée selon la liste de référence élaborée par  l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), n’est pas en soi un problème. Il est devenu cependant un problème social qui dépasse la question de la cause animale et touche aussi la domination de l’économie sur notre rapport à la vie elle-même.

 

Face à la complexité du vivant, et la nécessaire cohabitation des troupeaux et du loup, les écologistes, qu’ils soient militant/es et élu/es, demandent de mettre en œuvre et de mobiliser toutes les solutions qu’offre le Plan Loup avant d’envisager sa révision. Il est indispensable d’expérimenter des mesures de protection combinées des troupeaux (présence humaine, chiens de protection, clôtures électriques d’au moins 120 cm de hauteurs). Ces mesures de protection sont subventionnées par l’Etat en fonction de la taille du troupeau. Celui-ci finance à 80% toutes les dépenses de protection, du salaire des aides berger aux croquettes des chiens de berger.

 

Dans cette perspective, nous saluons la proposition de la Présidente de Région qui appelle à la création d’un espace de dialogue. Nous l’appelons de nos vœux depuis plus de 2 ans pour que les services de l’Etat, de la Région, les agriculteurs touchés, les représentants du monde agricole et associations naturalistes trouvent ensemble des solutions viables et au minimum de mettre en œuvre des solutions qui semblent peu mobilisées.

 

Les écologistes appellent à accompagner le retour du loup, qui ne connaît ni le concept de propriété privée des moyens de production, ni les lois des hommes et encore moins les frontières administratives qu’il franchit.

 

Cécile Prudhomme et Dominique Cornet, pour la coordination régionale EELV Bourgogne Franche-Comté

 

6 commentaires :

  1. Mais quand est ce que vous allez nous foutre la paix avec vos anneries ?
    Arrêtez d’être ridicules le loup n’a pas sa place dans une région d’élevage.
    Et stop avec la biodiversité, elle a bon dos.

  2. Je propose que SEULE eelv supporte les coûts engendrés par les loups.
    Rien que pour rigoler.

  3. Le pays va mal. Des événements graves se déroulent en ce moment.
    Pensez vous vraiment qu’il soit pertinent de nous casser les pieds avec les loups.
    Si vous avez vraiment envie de vous investir pour la nature, allez aider les agriculteurs ils manquent de bras.

  4. Oui Joseph, je suis de votre avis.
    La France vit des moments difficiles, économiquement, socialement etc etc sans oublier cette cochonnerie de Covid.
    Je ne pense pas que le loup soit la préoccupation première du moment.
    C’est même déplacé.
    Il faut déjà s’occuper du genre humain après on verra bien.

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