Le Rousset-Marizy – Saint Quentin, Marie et tous les autres

Pas de voiture, juste les navettes. Une rue qui monte entre des murs de pierre ou des haies et, posées de chaque côté, des maisons habitées ou non, retapées ou abandonnées. Toutes ont leur charme. C’est la campagne de chez nous. Des fleurs de papier égaient le passage, des stands du marché des artisans et producteurs donnent vie à ce chemin qui mène au bout du monde.

Encore quelques mètres et malgré un ciel bas en cette matinée de l’assomption, devant vous se dresse la chapelle de Saint Quentin du XIIe siècle. Elle porte bien son âge, elle rayonne sur le bocage charolais-brionnais.  Elle fait partie, sur le Rousset, du triangle avec les églises du bourg et de Noireux.

Aujourd’hui, 15 août, l’association de sauvegarde de la chapelle de Saint Quentin organise sa fête champêtre. Elle existe depuis 1971. « Ici, tout est fait pour y passer la journée » explique le président Daniel Sarrazin. « Vous avez des choses à contempler et à faire » ajoute-t-il.

A contempler d’un vol d’hélicoptère, d’un simple regard aussi. Et il y a tant à faire entre le marché et des jeux gratuits.

A 11 heures, alors que la cloche de la chapelle raisonne, comme par miracle, la pluie cesse. Le père Devillard débute la traditionnelle messe de l’assomption. Lourdes a son pèlerinage, Saint Quentin célèbre la gloire de Marie. Le curé bénit les terres, l’eau, les familles, les animaux. Moments de ferveur et de prière.

En ce jour de l’assomption, au pied de la chapelle, tout le monde côtoie tout le monde, celui de la politique avec Jérémy Decerle, le nouveau député européen, venu en voisin, très accaparé (on se demande bien pourquoi…), Josiane Corneloup, députée et le maire, Emmanuel Rey.  On discute, du CETA, du Center parc, des retraites, de la chapelle et des travaux dont elle aurait besoin.

Quant à l’entrecôte dégustée le midi, elle ne vient pas du Canada. Que de frénésie pour rien. Y a du boulot monsieur le député.

Jean Bernard

Un commentaire

  1. C’est quand même une aberration que 2 comités de communes voisines choisissent la même date pour organiser une fête champêtre. Certainement un peu de jalousie entre certaines personnes. Si Mont-Saint-Vincent avait eu le courage d’attendre quelques jours, les 2 comités auraient certainement doublé le nombre d’entrée.

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