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Occupation illégale aux Riaux : l’inaction de la Communauté Urbaine se paie au prix fort.
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Communiqué de Charles Landre, maire du Creusot – Des familles de voyageurs se sont installées aux Riaux ce vendredi, à proximité des terrains de tennis, sur un terrain appartenant à la Ville du Creusot. Cette situation va entrainer des branchements sauvages aux réseaux et contraint la Ville à engager des procédures juridiques — constat d’occupation, référé devant le tribunal — dont le coût et les conséquences seront intégralement supportés par les contribuables creusotins. Cette situation est la conséquence directe de l’inaction de la CUCM.
J’ai rencontré ces familles. La discussion a été franche et humaine.
Elles venaient du parking de l’ancien supermarché de Torcy, sont sédentaires, leurs enfants sont scolarisés dans une école du Creusot. Ce ne sont pas des voyageurs de passage : ce sont des familles enracinées dans notre territoire, qui ne demandent qu’une chose, vivre dans un cadre légal et stable.
La CUCM a failli pendant des années. Et elle faillit encore. J’ai en effet interpellé à de nombreuses reprises les élus de l’exécutif de la Communauté Urbaine en conseil communautaire pour qu’elle se conforme au Schéma Départemental d’Accueil des Gens du Voyage. À chaque fois, le sujet a été esquivé, renvoyé, oublié. Pendant des années, la CUCM n’a pas disposé d’aire de grand passage réglementaire ce qui constituait alors un manquement flagrant et durable à ses obligations. Elle en dispose aujourd’hui à Saint-Eusèbe. Mais l’aire permanente à la limite de Torcy et du Creusot, elle, reste fermée depuis cinq ans et c’est là que le problème se pose aujourd’hui. Fermée à la suite de dégradations commises par des voyageurs de passage, sans que la CUCM n’ait souhaité engager les travaux nécessaires à sa remise en état. Le refus d’agir, de faire respecter les règles et de remplir ses propres obligations est donc devenu la norme. Aujourd’hui c’est Le Creusot, hier Torcy, qui en paient le prix. Il est temps d’agir Un nettoyage. De l’eau. Du courant. C’est tout ce qu’il faudrait après cinq années d’immobilisme.
Ces familles souhaitent s’y installer, dans un cadre légal, comme elles le faisaient auparavant et sont prêtes à nettoyer le site. Je les soutiens pleinement dans cette démarche. Je me rendrai dans la semaine sur place pour voir ce que nous devons faire. Si cela s’avère nécessaire, je suis près à mobiliser les agents de la Ville du Creusot pour préparer le nettoyage du site et accompagner la réouverture de l’aire dans les tout prochains jours. Le Creusot ne se substituera pas éternellement à une intercommunalité défaillante, mais je ne laisserai pas des familles et leurs enfants dans cette situation par inaction pas davantage que je ne laisserai perdurer l’occupation illégale de terrains appartenant à la ville.
Je m’engage par ailleurs à porter, dans le cadre de mes discussions avec la CUCM ou bien, si cela s’avère infructueux, directement via la ville, la création de terrains familiaux adaptés (en location ou à la vente) pour permettre à ces familles sédentaires de s’installer dans des conditions dignes et durables. Ce n’est pas une faveur : c’est une obligation morale et républicaine. Ces familles méritent mieux que d’être renvoyées de parking en terrain municipal au gré des défaillances
d’une institution qui refuse d’assumer ses responsabilités.
La CUCM doit donc rouvrir cette aire immédiatement, sans délai, sans nouveau prétexte. Si elle ne le fait pas, elle devra en rendre compte, devant les élus, devant les habitants, et si nécessaire devant les juridictions compétentes.
Car aujourd’hui, ceux qui en paient le prix sont les Creusotins, qui financent des procédures nées de l’inaction intercommunale et voient des terrains municipaux occupés ; ces familles, maintenues dans une précarité et une insécurité permanentes ; et leurs enfants, qui ont le droit, comme tous les enfants de ce pays, de grandir dans un cadre stable et digne.
J’écris donc dès lundi à la CUCM pour que le processus de réouverture de l’aire de Torcy soit immédiatement mis en oeuvre et que cesse, de fait, l’occupation des terrains municipaux.
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Charles Landre, maire du Creusot

