Le cercle des poètes inconnus

Tel un cygne…


S’envoler tel un cygne, devenir cet être fragile qui navigue entre les eaux et la lumière du ciel.
S’élever sur le bout des ongles, le prolongement de ses plumes ; ce cygne blanc les porte et les fait danser afin d’atteindre cet état de jeune femme délicate. Pleurant les cieux pour conjurer le sort.
L’espace d’un instant je suis devenue ce cygne : toute la tristesse qui fait partie intégrante de mon être.

Ce cygne m’a permis de m’y connecter : exprimer ces souffrances enfouies.
Mon cœur n’a jamais été aussi proche de mon âme.
J’ai retrouvé ce lien avec l’impalpable.
Cette sensation d’existence à travers la moindre cellule de mon corps.
Je me suis envolée comme je l’ai toujours rêvé. Ce cygne blanc ne fait qu’un avec moi, il exprime ce que je suis.
Il me transporte vers un autre monde que je rencontre si rarement.
Je deviens enfin l’être que je connais si bien et si peu à la fois. Cet être que peu de personnes ne voient.
Chaque larme qui coule est une plume qui s’envole mais qui laissera sa trace sur ma peau.
Ce moment est si unique, si précieux que je veux le garder comme un trésor qui ne ressortira peut-être jamais.
Mais je sais qu’il existe.
J’ai cueilli ma pureté comme je ramasse les roses blanches. Des fleurs éphémères semblables à ce petit moment.
Cependant il marque comme l’épine de la rose prise au sol que je porte à mes narines pour faire d’elle une mémoire de mon être.

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