L’ambroisie n’est pas seulement le nectar des dieux

Le pif comme une fontaine, les narines comme envahies par des milliers de fourmis galopantes, des éternuements dignes d’une chanson disco, les oreilles bouchées, le palais qui démange en diable, l’œil qui pleure, le souffle d’un marathonien catarrheux, une toux de fumeur bicentenaire? Ne cherchez pas docteur, vous souffrez d’allergie !

Mais pas de n’importe quelle allergie… non, que nenni… Votre ennemie sournoise se nomme « ambroisie ».

Cette plante sauvage, vernaculaire de la région Rhône-Alpes, envahit petit à petit les 6 coins de notre riant hexagone en se montrant de plus en plus allergisante.

Notre ministre de l’Intérieur est-il au courant d’au moins ça ?

Pour l’été 2018, pas de chance pour les fragiles, sa floraison à pris de l’avance… sortez les mouchoirs et les anti histaminiques.

Le Réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA) (http://www.pollens.fr) vient de publier un bulletin de vigilance. Il met en exergue une progression prématurée de cette plante invasive sur l’ensemble du territoire national, et d’ores et déjà dans la région Auvergne Rhône-Alpes… ben pardi elle est chez elle..

Les premières sternutations sont prévues début août dans le sillon Rhônalpin, mais à partir du 15 août c’est porte ouverte à toutes les fenêtres de France et Navarre.

Même sur le ton de l’humour on ne blague pas avec cet allergène redoutable qui provoque rhinite carabinée, conjonctivite rougeoyante, trachéite déchirante, apparition ou augmentation des crises d’asthme et pour les puristes les plus pointus des crises d’urticaire du plus bel effet.

Ce sont des millions de Français (ou d’étrangers d’ailleurs) qui se trouvent atteints de cette allergie à cause de quelques grains de pollen.

A tel point qu’il existe une plateforme de signalement (http://www.signalement-ambroisie.fr/)  dont la mission est d’organiser la lutte contre l’expansion de l’ambroisie. Tâche aux particuliers de signaler et d’arracher la plante dès qu’ils la repèrent sur leur terrain, attention aux risques de contamination des terrains voisins.

En attendant que vous ayez ou non un jardin, voyez votre toubib, si vous avez réussi à en trouver un, dès les premiers symptômes, sinon le pharmacien voire le vétérinaire (non… humour).

Gilles DESNOIX

En illustration se trouve le portrait robot de la suspecte !

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