La presse et le traitement des faits divers: les avis divergent

Prévention de la délinquance dans le Bassin minier, le sous-préfet et le procureur préoccupés par le traitement des médias.

A l’issue de la réunion du CISPD (Conseil Intercommunal de Sécurité et de Prévention de la Délinquance) en mairie de Montceau, le sous-préfet et le procureur, entourés de Mme le maire et de tous les membres du Conseil intercommunal, ont tenu à rencontrer la presse pour lui faire part de leurs préoccupations en matière d’information sur les incivilités et leur traitement dans les médias.

Pour eux, qui suivent les actions sur le terrain, il apparaît nécessaire qu’il existe un juste équilibre entre l’expression du sentiment d’insécurité et le porté à connaissance des actions publiques en répression, mais aussi en prévention.

Pour eux le quartier des Gautherets est symptomatique des difficultés à pondérer l’importance des faits par rapport à une réalité moyenne de la délinquance dans les zones où elle est très développée et comporte non seulement un volet incivilités mais aussi ceux des violences urbaines et de la drogue. 

Préoccupations respectables qui ne doivent pas obérer la liberté d’informer à partir des témoignages de gens vivant sur le terrain les effets des manifestations des incivilités ou de la délinquance. Sur place il ne s’agit pas de moyennes pondérées, mais d’un quotidien urticant ou inquiétant.

Si tous deux reconnaissent qu’il est difficile de parler des opérations préalables à la répression, par essence, ils demandent à ce que la presse traite aussi des effets des enquêtes, de la rapidité des actions policières, de la réalité des sanctions judiciaires et surtout des actions de fond menées en amont et en aval sur le terrain par les 4 villes du Bassin minier, le pôle solidarités, les partenaires (Education nationale, bailleurs sociaux, Sauvegarde 71, PJJ, centre social, département, etc.).

Le sous-préfet, le procureur et Mme Jarrot insistent sur le travail de prévention effectué par le CISPD, sur le travail de répression de la police et le suivi social et éducatif de la Cellule de veille. (CF. un article particulier traitera du CISPD et de la cellule de veille.)

La presse a couvert localement les faits cités avec le maximum d’objectivité en trouvant un équilibre entre les faits connus, les sentiments exprimés et les actions publiques, dont pour ces dernières, comme les représentants de l’Etat et de la loi en conviennent, elle ne connaît que ce qu’elle va chercher sur le terrain.

Pour notre part à L’informateur, nous traitons de manière objective l’ensemble des aspects d’un problème. Nous recoupons nos informations à plusieurs sources en l’absence d’une communication officielle. Nous ne publions que ce qui est vérifié.

Gilles DESNOIX

Un commentaire

  1. Cachez cette délinquance que je ne saurais voir ! Nous savons tous que Policiers Gendarmes Magistrats ( Mairie) font un travail excellent dans le domaine ( et bien d’autres) mais arrêtez également de nous prendrent pour des zozos
    Quant à l’informateur il ne fait que son travail qui est d’informer ( à charge comme à décharge) .
    Si nous continuons ainsi les Journalistes seront bientôt obligés des passer en Mairie et chez les différents acteurs de la lutte contre la délinquance afin de retirer les explications officielles à publier.
    Voilà une des raisons qui fait que les gens ( électeurs normaux ) se tournent de plus en plus vers les extrêmes car ils pensent et disent « ils nous prennent pour des C… »
    Alors arrêtez car dire que les fauteurs de troubles ont recommencés et ont été interpellé n’est pas vous nuire mais simplement dire que vous avez fait votre travail sans trembleret sans penser à vos images respectives.

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