Konecranes – Les salariés disent « oui » à l’accord, les stackers vont disparaître de Saint-Vallier

Après 14 jours de grève, les salariés de Konecarnes à Saint-Vallier ont voté ce lundi après-midi. Oui pour accepter le plan proposée par la direction, non pour dire « on ne signe pas » précise l’avocat Ralph Blindauer.

« J’espère que vous mesurez l’importance de ce vote » ajoute-t-il. Un avocat inquiet du résultat dans le cas d’une petite majorité, d’un côté comme de l’autre avec le risque « de vous déchirer entre vous. Je veux qu’on termine la bataille en bonne fraternité » souligne-t-il.

Au moins, il a été entendu puisque 80% des salariés _ sur 84 votants, 67 oui, 17 non _ , ont voté pour la signature du plan avec les dernières propositions de la direction finlandaise.

Ce qui veut dire aussi que, sur 142 emplois, 116 vont être supprimés d’ici la fin de l’année et qu’à terme, le site de la Saule à Saint-Vallier va fermer. A moins que d’ici là, un candidat se présente, »ce qui semble être le cas » annonce Ralph Blindauer, « et qu’il reprenne en priorité _désormais_ les anciens de Konecranes ». Mais c’est une autre histoire.

Ce vote traduit bien l’état d’esprit des salariés usés par ces 14 jours de grève. Depuis une bonne semaine, une tension était perceptible sur le site, d’autant que l’intersyndicale était parvenue à négocier un PSE (plan de sauvegarde de l’emploi), « dans la moyenne haute » admet l’avocat.

« Nous allons donc signer l’accord qui sera soumis à la validation de la Direccte (direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi) et elle n’a pas de raison de refuser dans les quinze jours » indique-t-il encore.

Ce vote satisfait la CFE-CGC et l’un de ses représentants, Oswaldo Pediconne mais il regrette que les politiques, notamment les députés se réveillent si tardivement. Raphaël Gauvain avait prévu de venir ce matin avant d’annuler et demain, c’est au tour de Nicolas Dupont-Aignan, de se présenter à Saint-Vallier. Mais viendra-t-il étant donné que le combat est terminé ?

Du côté de la CGT, c’est la déception. « La majorité a parlé. Ceux qui ont voté NON sont ceux qui étaient là tous les jours sur le piquet de grève. Il nous a manqué la mobilisation pour aller plus loin mais les gars, au bout de 14 jours, sont fatigués » analyse Julien Knepper qui en profite pour remercier les grévistes et les commerçants qui nous ont aidés ».

Sur le site industrielle de la Saule à Saint-Vallier, une page de l’industrie du Bassin minier vient de se tourner.

Une autre va-t-elle s’écrire ou le livre se refermer totalement et le site devenir une friche industrielle ?

Jean Bernard

6 commentaires :

  1. Bonsoir à tous
    Ainsi, les salariés ont décidé de leur sort.
    Et je respecte ce vote.
    Mais si c’est une bonne chose pour les employés de Konecranes, je doute que ce soit une excellente nouvelle pour l’avenir du bassin minier.
    Encore 140 emplois directs de moins, plus la répercussion chez les sous-traitants, sur les commerces, sur les recettes de la commune de Saint-Vallier, donc sur la fiscalité !
    Ensuite, vont suivre Eolane, Gerbe, Michelin …
    Quel avenir pour les jeunes ?

    • Tout à fait d’accord avec toi. La dégringolade continue sur le bassin minier et plus largement dans la Communauté urbaine. Perso, j’ai trois enfants autour de la trentaine et ils sont dispersés aux 3 coins de l’hexagone. Bon, c’est pas plus con que de dire aux 4 coins (lol). Résultat des courses, je les vois 2 fois ou 3 fois par an. Alors, comme beaucoup de seniors que je côtoie régulièrement, j’envisage de quitter le bassin minier pour me rapprocher d’un de mes enfants. C’est un aspect que tu as oublié. On ne peut pas penser à tout.
      Bravo pour ton commentaire très lucide.

  2. Liliane ben ils se battrons pour avoir un gros chèque et terminus

  3. vu le montant du cheque,j aurai signer aussi

    • Je ne sais pas quel âge tu as mais à 67 ans, je peux te dire d’expérience que, quand d’un capital, tu retires des sous sans en remettre, ça fond très vite. J’invite les personnes licenciés de PPM à se méfier des banques, des assureurs, des concessions de voiture etc.. Ces gens là ont des fichiers qui nous ciblent. Avant de placer ou surtout de dépenser, renseignez vous, réfléchissez. Si vous ne le faites pas, vous allez vous retrouver au RSA qui n’est absolument pas aussi confortable que le décrivent certains partis. Si vous êtes propriétaire, l’administration en tiendra compte pour diminuer vos allocations.
      Si vous souhaitez devenir indépendants, ne faites pas confiance aux chambres de commerce. J’ai trop vu des gens « bouffer » bêtement leur indemnité de licenciement.

  4. Ils ne savent plus de battre
    Avec les engins ils bloquent montceau les gj l ont bien fait,il ni a rien sans rien

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