Génelard – 22 août 1944, 22 août 2018, 74 ans de souvenirs inscrits dans l’histoire

Génelard c’est moins de 1400 habitants, mais c’est aussi un concentré de courage et de patriotisme, lorsque ce 22 août 1944, répondant à l’appel de l’Armée secrète et des forces alliées, des maquisards de toutes origines et toutes obédiences sacrifièrent leur vie et leur avenir pour retarder les colonnes allemandes qui refluaient du sud pour venir contenir le débarquement allié en Normandie, alors que le 15 août un débarquement avait lieu à Saint-Tropez.

74 ans après, alors qu’en 2014 le cortège du soixante dixième anniversaire avait emprunté ce chemin, des jalons de mémoire, des plaques commémoratives, ont été posés aux endroits stratégiques de la bataille de Génelard, le 22 août 1944.

Le maire, le sous-préfet, la représentante du président du Conseil Départemental, les élus du Bassin minier et de Montceau, les représentants et porte-drapeaux des associations patriotiques et d’anciens combattants étaient présents.

Emouvants instants de recueillement au dévoilement de chaque plaque où lors de l’évocation des différentes phases de l’attaque des maquis : la tranchée face à la gare, siège de l’école, franchissement du passage à niveau, (lors de la cérémonie ce ne sont pas les allemands qui arrêtèrent la progression du cortège, mais le TER), contre attaque de Laugère, etc.

C’est le maquis de Sylla qui mène la danse, mais au fur et à mesure du déroulement de la journée, de l’arrivée de renforts allemands, les forces françaises de l’intérieur et les FTP intervinrent à tour de rôle jusqu’à la reddition de la garnison retranchée dans l’école réalisée par le « Barbu » Antoine Bar et « Léon » Joseph Rondot.

Génelard paya fort cher cet héroisme le 25 août, mais fut libérée..

Bilan de la bataille de Génelard 6 morts (5 du Maquis de Sylla : Lucien Mulot, René Giroux, René Moratille, Henri Perrachon, Félix Planquin et 1 du maquis de Saint-Bonnet-de-Joux, Roger Guidollet) et de nombreux blessés dont certains dans la population.

Chaque orateur, et l’historien local, prirent la parole à tour de rôle au cours de ces stations de dévoilement de plaques commémoratives, dépôts de gerbes, etc.

A signaler l’énorme travail de recueil, compilation et restitution de l’ANACR (Association nationale des anciens combattants de la Résistance) qui a permis la réalisation et l’érection des plaques, mais aussi la rédaction d’un ouvrage indispensable sur la Bataille de Génelard. CF. Anacr du Bassin minier.

Une cérémonie émouvante pour pérenniser le devoir de mémoire, un hommage rendu à ceux qui y ont laissé leur vie et aux survivants, comme Marcel, le dernier à pouvoir encore tout raconter.

Gilles DESNOIX

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