Enfants, rebiffez-vous !

Tout le monde s’accorde aujourd’hui à reconnaître l’importance capitale des premières années de la vie de l’enfant, années primordiales dans la construction de ses capacités physiques, sensorielles ou psychologique.
Au même titre que la motricité, tous les sens s’éduquent. Le jeune enfant apprend en mettant en bouche, regardant, touchant, manipulant, jetant, courant, expérimentant, jouant… A travers ces activités, il développe sa motricité fine, ses repères dans l’espace à trois dimensions et sa capacité à interagir avec ce qui l’entoure. Il a besoin d’activités pour engager ses dix doigts et l’ensemble de son corps.
Ainsi dès sa naissance, il évolue et s’enrichit en partie grâce au monde des objets, des images qui l’entourent et existe à travers le jeu. Il ne joue pas pour apprendre, mais apprend parce qu’il joue.
Le jeune enfant à besoin aussi qu’on lui raconte des histoires, de feuilleter des livres d’images pour installer les notions d’avant, pendant et après. C’est en se repérant dans le temps grâce aux interactions directes avec les personnes qui l’entourent que l’enfant entre dans le langage.
Dans une société où le virtuel a pris une place prépondérante, quelles peuvent-être les conséquences des écrans sur la construction de l’enfant ?
Téléphones, ordinateurs, télévision, tablettes… ces outils deviennent familiers dès le plus jeune âge, et peuvent conduire à une addiction précoce et déclencher toutes sortes de problèmes: langage retardé, inadaptalité au groupe, autisme.
De plus, trois sens : le goût, l’odorat, le toucher sont absolument laissés en friche, sans stimulations.
Face à l’écran, l’enfant est passif : il n’a pas le sentiment de pouvoir agir sur le monde. Il n’est que spectateur. Or, pour son développement, le jeune enfant doit être acteur et sentir très tôt sa possibilité d’agir sur ce qui l’entoure. C’est ce qu’il fait quand il manipule de petits objets autour de lui et quand il est en relation avec ses proches ou avec d’autres enfants.
De nombreuses recherches démontrent et confirment aujourd’hui les dangers des écrans particulièrement pour les enfants de moins de 3 ans.
Depuis plusieurs années maintenant, les indicateurs passent au rouge les uns après les autres.
Si les écrans ont des effets nocifs importants sur le développement cérébral, leurs effets disparaissent dans des délais assez courts, de l’ordre de quelques semaines, dès lors que les écrans sont supprimés et que l’enfant peut reprendre le cours normal de son développement.
Si la simplicité de la réponse paraît déconcertante, c’est pourtant le plus grand défi de notre pays, comme de tous les pays développés, pour les 10 ans qui viennent.

« Pour qu’un ouvrier soit un bon ouvrier, il convient qu’il ait les bons outils ». Les vieux adages ont parfois du bon!
Donnons de bons outils à l’enfant pour son apprentissage. Des outils variés, ainsi il pourra épanouir ce qui se développe en lui au moment même ou cela naît. Parole d’Andouille !

La bafouille de l’Andouille

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