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Les éleveurs jouent « cash » sur table. Une vraie promo !

Imaginez la tête du directeur de Promocash au Bois du Verne à Montceau-les-Mines quand il a vu débarquer devant son établissement une nuée de tracteurs. Premier réflexe, il a baissé le rideau avant d’engager le dialogue avec les éleveurs. Et avant de repartir, ils ont déversé une remorque de fumier. Une empreinte de leur passage.

Des éleveurs qui après l’opération escargot sur la RCEA (lire par ailleurs), ont donc profité de l’instant pour poursuivre leur action en direction du Bois du Verne et vérifier que l’enseigne où viennent se fournir les professionnels, notamment de la restauration, ne propose pas de la viande d’Amérique du sud ou du Canada.

Alors une vingtaine d’éleveurs a pu pénétrer à l’intérieur de la surface commerciale et constater la provenance de la viande. Un petit rayon  certes, mais très révélateur par son contenu. D’abord, pas de trace d’une quelconque viande des pays incriminés. Cependant, la part réservée à la viande française et en particulier charolaise est mimine. « C’est 25%, le reste vient d’Europe » informait Christian Bajard, président de la section bovine à la FDSEA 71 aux agriculteurs qui patientaient sur le parking.

De la viande allemande, autrichienne; de République Tchèque et danoise pour du cochon. Mais que disent les étiquettes? Sur les produits tchèques, un numéro de lot avec lequel il sera bien difficile d’établir la traçabilité de l’animal. Alors pourquoi la vendre? « Les restaurateurs veulent un prix » expliquait avec toute honnêteté le responsable de Promocash. « Dans le faux-filet, il y a 1.50€ à 1.80€ d’écart ». Ramené à la portion dans une assiette, ce n’est pas si énorme, quelques centimes.

« Nous ne sommes pas contre l’importation, nous-mêmes allons exporter en Chine, mais que les règles sanitaires soient les mêmes pour tout le monde. Il faut donc se battre contre le Mercosur (union des pays d’Amérique du sud) alors que Macron est prêt à signer les accords, mettre la pression sur les élus, la grande distribution même si des efforts sont palpables » insistait Christian Bajard.

Et dernière recommandation aux éleveurs avant de reprendre la route, « si vous trouvez près de chez vous de la viande d’Argentine, du Canada, prévenez-nous. La ligne est claire: on vire ! »

Au dernier moment, les éleveurs ont déverser une remorque de fumier sur place. C’est cadeau !

Jean Bernard

Un commentaire

  1. On ne trouve rien de répréhensible et on deverse du fumier…..quelle belle image de nos agriculteurs ,qui sont ridicules et juste venu faire un coup de com…..
    Pour ma part c est nul……

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