EHPAD privés – Le Codef n’en revient toujours pas

Envoyé Spécial du 20 septembre 2018 sur les EHPAD privés … ou comment “ l’horreur économique ” induit l’horreur l’humanitaire !

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Envoyé Spécial 20/09/18 sur les EHPAD privés … ou comment “ l’horreur économique ” induit l’horreur humanitaire !
Communiqué – Les adjectifs manquent, en tout cas sont impuissants pour qualifier le traitement inhumain que subissent les résidents de certains EHPAD privés. Bien évidemment nous ne généraliserons pas. Le Codef connaît et a soutenu le combat des
personnels des EHPAD publics pour obtenir des créations de postes supplémentaires afin d’offrir aux séniors les meilleurs services possibles.
Au delà des hôpitaux, la marchandisation de la santé fait partie des objectifs de la pensée économique dominante qui a pris le pouvoir depuis les années 1980.
Dans le reportage cité, exit le respect de la dignité humaine au profit de la rentabilité financière de capitaux investis par des fonds de pensions Canadiens !!!
Dans certains de ces EHPAD privés on paie jusqu’à 3500€/mois mais on ne mange que pour 4,22€ par jour (petit déjeuner + déjeuner +dîner) alors que le prix moyen facturé aux résidents est de 100€/jour.
Pour tenir cet objectif fixé par l’actionnaire, » pas question d’utiliser des produits frais ou de qualité : surgelés et bas morceaux feront l’affaire. Nous sommes au centime près, au yaourt près  » affirme le cuisinier qui a témoigné à visage découvert !

Le montant payé par les résidents n’est que la face visible du financement de ces établissements.
Quelle ne fut pas notre stupeur d’apprendre que l’Etat, via les ARS, finance le salaire des personnels et les départements « les fournitures » !
On ne sera donc pas étonné d’apprendre lors de l’assemblée générale des actionnaires que le taux de rendement de leurs placements est de 11,8%. Tout va très bien dans le monde merveilleux de la finance, au point que les dirigeants de ces grands groupes envisagent « d’exporter  » les maisons de retraite à la française  » jusqu’en Chine. Pourquoi se gêner ?
Mais apprendre que l’Etat, assure le financement des salaires de ces EHPAD privés alors que les personnels des EHPAD publics sont en lutte quasi permanente pour augmenter leurs effectifs, nous plonge dans le désarroi le plus total.
Comment cela est-ce possible ? Comment comprendre que nos impôts servent à financer les fonds de pensions nord américains ?
En tout cas cette émission apporte la preuve des dégâts humains engendrés par le capitalisme actionnarial qui balaye tout sur son passage et laisse l’humain dans le fossé.
Un constat qui nous conduit à redire la nécessité de lutter pour le maintien de notre système de santé public où chacun peut être soigné selon ses besoins, quels que soient ses moyens.
23 Septembre 2018

5 commentaires

  1. Il y a une contradiction : les agents de la fonction publique partent plus tôt à la retraite et ce sont les actifs du privé qui financent celles du Public car leurs caisses sont vides, corrélation mal à propos….

  2. Ephad oui de l’abus

  3. Aide soignante pour un grand groupe nommé, je tiens à préciser que le grand problème aussi viens que le salaire que nous touchons et vraiment abusé….Beaucoup s’épuise par manque d’effectifs et n’oublions pas que les personnes que nous prenons à charge sont de plus en plus dépendante et présente à différents stades des troubles cognitives….Donc manque de personnel, aucune reconnaissance et manque de formation. …

  4. pour avoir mis mon conjoint en ehpad semi-privé et ,seulement, pour quelques séjours temporaires (répit des aidants) , je confirme les disfonctionnements : manque de personnel, qui plus est… mal ou pas du tout formé, mal payé , pensionnaires laissés livrés à eux-mêmes et dépressifs , mal toilettés (surtout le weekend ou les jours fériés!!) , aucune « animation » en accueil temporaire ou définitif , bref…une fin de vie qui s’apparente à un mouroir! Nous en serons tous là , un jour , battons nous pour des maisons de retraite publiques et mieux gérées, enfin « humaines ». Par contre , les « accueils de jour » sont à la hauteur: prise en charge de 10h à 16h30 avec des animateurs formés et à l’écoute , des jeux de mémoire, des sorties (rares car…pas de moyens , nous dit-on ?) . Pas donnés non plus, certes, et un peu courts (9h à 18h permettraient un meilleur « répit des aidants » sans cesse sollicités par un parent ou conjoint Alzheimer ou assimilé! Mais , plus efficaces, plus humains et plus « transparents » que les unités « fermées » où règne…l’OMERTA sur ce qui s’y passe.
    Alors, oui, pour le voir sur le terrain , en tant qu’aidant depuis près de deux ans , je confirme que c’est tout à fait scandaleux.
    Pour ma part, j’ai choisi de ne plus m’accorder de « répit » tant que je n’aurai pas trouvé un établissement correct et financièrement accessible pour nous , où mon conjoint sera bien et non pas prostré ou en pleurs quand je viens le voir! J’espère que mon témoignage fera réagir des parents « aveugles » ou trop pris par leur propre vie pour se rendre compte de la détresse des gens âgés dans ces « EHPAD » et autres mouroirs.
    Pour ma part, je laisse mon conjoint frequenter les

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