•  

David Marti demande un assouplissement de L’Etat pour le commerce de proximité

Communiqué de David Marti, maire du Creusot, président de la communauté urbaine Creusot Montceau.

Mobilisation en faveur du commerce

de proximité

« A la suite des annonces du président de la République et du gouvernement concernant le durcissement des mesures sanitaires pour limiter la propagation de la pandémie de Covid-19, l’heure n’est pas à la polémique mais à l’unité nationale », estime David Marti, maire du Creusot et président de la communauté urbaine Creusot Montceau.

Au lendemain du discours du président de la République, il s’est entretenu avec Marie-Guite Dufay, présidente de la Région Bourgogne-Franche-Comté, et André Accary, président du Département de Saône-et-Loire, afin que les collectivités territoriales se coordonnent au mieux pour mettre en place des mesures à destination du monde économique et des habitants pour les aider à surmonter la crise économique et sociale.

Concernant plus spécifiquement le commerce de proximité, certains maires ont pris des arrêtés autorisant l’ouverture des commerces concernés par une mesure de fermeture administrative.

« En ma qualité de maire du Creusot et de président de la communauté urbaine Creusot Montceau, je ne suis pas dans cet état d’esprit et j’ai échangé sur ce sujet, samedi 31 octobre, avec les maires des communes membres de la communauté urbaine. Nous partageons la même position et souhaitons une action forte et légale », indique David Marti.

Il a également attiré l’attention du préfet de Saône-et-Loire, des députés et des sénateurs sur la situation du commerce de proximité, déjà très fortement touché par les mesures de fermeture administrative lors du premier confinement au printemps. « Malgré les aides mises en place par l’Etat et les collectivités locales, de nombreux commerces de proximité essentiels à la vie de nos villes et de nos villages ne pourront pas surmonter un deuxième confinement, d’autant que la période de Noël, qui représente pour certains commerçants une part majeure de leur chiffre d’affaires, approche. »

C’est pourquoi, au-delà des aides annoncées par l’Etat, David Marti « en appelle à un assouplissement des mesures applicables aux commerces dits « non essentiels » et à une plus grande équité entre les différents types de commerces, dans la même logique que l’annonce par le gouvernement de la fermeture des rayons « Livres » dans les grandes surfaces. »

« La survie des commerces et des emplois qu’ils représentent est en jeu, de même que la réussite des programmes Action Cœur de Ville dans lesquels sont engagés, aux côtés de l’Etat, la communauté urbaine, les Villes du Creusot et de Montceau. Seul l’assouplissement des mesures décidées par l’Etat permettra que de nombreux rideaux baissés ne le soient pas définitivement. »

David Marti a également signé deux courriers en ce sens, qui seront adressés au Premier ministre par les associations d’élus France Urbaine et Villes de France.

Par ailleurs, des rencontres avec les représentants des commerçants du Creusot et de Montceau seront organisées en tout début de semaine prochaine afin d’étudier avec eux les moyens de réduire l’impact des mesures de lutte contre la pandémie de Covid-19 sur leur activité.

***

Courrier des élus de France Urbaine au Premier ministre

Monsieur le Premier ministre

Face à la dégradation de la situation sanitaire, le président de la République, Emmanuel Macron, a annoncé un reconfinement national, à partir du 30 octobre, pour quatre semaines.

Cette décision du Chef de l’Etat était difficile mais nécessaire, compte tenu de l’évolution de la pandémie.

Nous qui sommes maires de grandes villes, président d’intercommunalités urbaines, sommes également présidents des conseils d’administration de nos CHU et hôpitaux. Nous sommes, dans un esprit de responsabilité, pleinement mobilisés pour la mise en œuvre de ces mesures, pour le respect des règles sanitaires, pour la protection des plus fragiles, pour soutenir les soignants.

La cohésion nationale est absolument fondamentale pour la lutte contre cette pandémie et la pleine efficacité des mesures que vous avez détaillées.

Manifestement la mesure la moins comprise est l’inégalité de traitement entre les commerces de proximité, à l’exemple, mais il n’est pas le seul, des librairies, et les grandes surfaces commerciales.

Vous le savez, France urbaine est attachée à la co-élaboration de règles et à leur mise en œuvre au plus près des réalités du terrain. Vous nous avez réaffirmé votre attachement à cette méthode.

C‘est pourquoi nous vous demandons de travailler rapidement à une solution permettant de prendre en considération cette demande légitime d’équité de traitement.

Vous pouvez compter sur nous pour un dialogue responsable.

Nous vous prions de croire, Monsieur le Premier ministre, à l’assurance de notre haute considération.

***

Courrier des élus de Villes de France au Premier ministre

Monsieur le Premier ministre, il faut assurer l’égalité devant la loi.

Monsieur le Premier ministre,

Devant la dégradation rapide de la situation sanitaire, le Président de la République a décidé le retour du confinement de toutes les activités non essentielles.

Nous, maires, présidents des conseils de surveillance de nos centres hospitaliers, partageons la nécessité de mesures fortes pour casser la courbe de la pandémie et comprenons que certaines activités économiques soient affectées par ces mesures. Vous pouvez compter sur notre pleine coopération avec les services de l’Etat pour les faire respecter.

Toutefois, pour être respectée, une règle doit être compréhensible et juste. Or, l’application des règles actuelles régissant l’ouverture et la fermeture des commerces n’est ni juste, ni compréhensible. Il est parfaitement injuste que les rayons vêtements, chaussures, articles de sport, jouets, équipement de la maison (articles non essentiels) des hypermarchés soient accessibles, alors que les commerces de détails de nos centres-villes qui proposent les mêmes articles à la vente sont fermés.

Devant la mobilisation de tous, cette règle simple a été mise en œuvre pour la vente de livres. C’est une bonne chose. Il faut maintenant appliquer cette règle, qui préserve le principe d’une concurrence équitable entre commerces, aux autres rayons non essentiels des supermarchés et hypermarchés.

Ajoutons que, sur le plan purement sanitaire, on peut douter que les commerces de proximité soient davantage source de propagation du virus que les rayons encombrés des grandes surfaces.

Nous vous demandons d’assurer, dans les meilleurs délais possibles, le respect du principe d’égalité. A défaut, et à notre grand regret car nous sommes des élus républicains, nous ne pourrions nous engager à continuer de faire respecter une règle incompréhensible et injuste dans nos villes.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Premier ministre, l’expression de notre haute considération.

Un commentaire

  1. Mr Marty vous avez pas compris que nous étions en confinement c’est avec des maires comme vous que le virus est incontrôlable mettez-vous svp à la place des soignants. Mais ça vous savez pas faire. Raconter des âneries ça vous êtes très fort comme beaucoup d’autres maire de France.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *