Coronavirus – L’Union locale CGT ne croit pas le gouvernement

Photo archives (avant la crise du coronavirus).

Communiqué de la CGT du bassin montcellien.

CE GOUVERNEMENT EST-IL « EN GUERRE » CONTRE LE CORONAVIRUS OU CONTRE LES DROITS DES SALARIÉS ?

L’Union locale CGT du Bassin Montcellien rejettent la loi relative à I’«état d’urgence sanitaire » adoptée dimanche soir à l’Assemblée nationale : cette loi ne prend aucune mesure destinée à fabriquer en urgence des stocks massifs de masques FFP2, aucune mesure pour ouvrir des lits de réanimation et de soins intensifs dans les hôpitaux, aucune mesure pour organiser le dépistage systématique comme c’est le cas dans d’autres pays.

En revanche, cette loi permet d’habiliter le gouvernement à légiférer par ordonnances pour remettre en cause les droits et libertés des salarié-e-s pour une durée indéterminée, notamment en matière de congés payés, de réduction du temps de travail, de repos hebdomadaire ou de liberté de réunion.

L’Union locale CGT condamne les mensonges du ministre de la Santé lorsqu’il déclare, mardi 17 mars, sur France inter : « Nous avons assez de masques aujourd’hui pour permettre aux soignants d’être armés face à la maladie et de soigner les malades. ». C’est faux, et les professionnel-le-s de santé le subissent, jour après jour, à leur dépens.

L’Union locale CGT réaffirme que le moyen le plus efficace pour conjurer la catastrophe sanitaire annoncée, c’est bien évidemment de respecter les gestes barrières, c’est aussi et surtout de rétablir tout de suite les lits qui ont été supprimés depuis des années, de créer sans attendre les postes nécessaires à la prise en charge de tous les patient-e-s (ceux atteints du Covid-19 et les autres) et de doter tous les personnels hospitaliers des masques FFP2 indispensables à leur protection.

L’Union locale CGT rappelle que ce sont les agent-e-s des « régimes spéciaux », agent-e-s de la Fonction publique et salarié-e-s qui ont des missions de service public (soignant-e-s en premier lieu, transports publics, enseignement, forces de police, services sociaux… ) qui sont en première ligne et doivent assumer ces missions le plus souvent sans aucune protection (masque, gants, gels).

Elle rappelle que beaucoup de ces métiers sont féminisés alors que les femmes ont les salaires les plus bas et qu’elles sont les grandes perdantes de la « réforme » des retraites.

Dans cette situation, les salarié-e-s de nombreux secteurs sont eux aussi confronté-e-s au refus, de l’Etat, des collectivités territoriales et des employeurs de prendre les mesures de protection qui s’imposent, à tel point qu’ils font valoir leur droit de retrait et qu’ils-elles exigent la fermeture de l’entreprise ou du service public quand ils-elles le jugent indispensable pour leur
sécurité.

L’Union locale CGT dénonce la volonté du patronat de tenter de mettre au pas les salarié-e-s, en rédigeant un « guide de bonnes pratiques » à mettre en œuvre dans les entreprises, qui serait soumis à l’aval des organisations syndicales.

Si certains appellent de leurs vœux à « I’ union sacrée » avec le gouvernement ou le patronat, nous réaffirmons, pour notre part, que nous ne participerons d’aucun dispositif qui viserait à nous transformer en auxiliaire chargé de mettre en œuvre une nouvelle dégradation des droits et protections de l’ensemble des salarié-e-s.

Après avoir annoncé le report de la « réforme » de l’assurance chômage ainsi que le report de la « réforme » des retraites, le gouvernement vient d’annoncer la suspension du jour de carence pour les fonctionnaires. La CGT tient à rappeler qu’elle exige, non pas le report ou la suspension de toutes ces contre-réformes, mais leur retrait pur et simple.

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