Coronavirus et politique – Une jeune fille de 20 ans livre sa réflexion

Il arrive parfois que L’informateur de Bourgogne ouvre ses colonnes à des plumes extérieures. Surtout des belles plumes. L’Andouille en a été le parfait exemple. Aujourd’hui, c’est une jeune fille de 20 ans, elle représente cette jeunesse d’aujourd’hui ballottée par des discours dont on ne sait si c’est du lard ou du cochon. Une jeune fille qui prend à coeur de se mouvoir dans le monde que nous lui proposons et lui adresse en permanence des signaux dont le décryptage laisse pantois. Un algorithme douloureux à comprendre.

Sa réflexion donne du sens à la vie, à sa vie.

J.B.



Je suis fatiguée !
Fatiguée de voir un semblant d’altruisme …
Nous devons nous protéger du corona virus comme celui de la grippe par ailleurs ! Tout ça en limitant nos sorties et en protégeant les personnes les plus à risques.
Très bien, je suis à 300% d’accord, aujourd’hui nous devons être solidaires et nous entraider.
Mais attendez ?! Suis-je la seule à être abasourdie devant le maintien des élections municipales ?
Ah oui c’est vrai les virus n’appartiennent à aucun parti politique pour le coup il n’y a pas de discrimination. En tout cas les municipales sont pour l’instant la priorité. Dimanche nous votons et lundi, eh bien la vie s’arrête : plus d’école, on travaille depuis la maison et on attend…
Encore une fois très bien : mieux vaut prévenir que guérir! Le virus finira par disparaître.
Mais ce qui me met hors de moi c’est cette manipulation… Aaaah l’art de manier les mots ! Vous savez cette analyse du comportement humain : en premier tu veux la bonne ou la mauvaise nouvelle ?
Non parce qu’on ne va pas se cacher : le temps d’avaler une pilule, il y en a deux autres qui passent juste après! Peut-être des plus grosses on ne les entend plus… En tout cas ce n’est pas ce qui nous importe là maintenant, mais dans quelques mois ? Quelle sera la conséquence de tout ce bla bla ?
Quelles sont les vraies priorités ?
Nous sommes tous dans le même bateau, le monde entier est dans le même bateau et on est encore capable de dire « Non c’est moi qui suis le plus fort! » ?!
Stop! Un peu d’humilité!
Soyons raisonnables, vigilants, altruistes, respectueux et surtout aimons nous.
Soyons là les uns pour les autres car personne ne peut nous l’enlever.

Zoé

5 commentaires

  1. Cela fait plaisir de voir le réalisme de notre jeunesse.
    Merci Zoé de ce texte.

  2. Oui aimons nous les uns les autres mais de loin,sans rendre visite.
    Aimons nos ainés sans allez les visiter à l’EHPAD,
    Aimons nos petits-enfants sans les garder chez nous, nous sommes vulnérable.
    Soyons solidaire sans nous déplacer sans contact.
    Mais surtout aux urnes citoyens, pas de risques ???
    Au secours ma tête va exploser.
    Marie-Jeanne T

  3. Bien dit …

    « Ce n’est pas un signe de bonne santé que d’être bien adapté à une société profondément malade. »

    Jiddu Krishnamurti,
    Philosophe d’origine indienne, 1895-1986.

  4. Zoé , je viens de lire votre texte , et , pour une jeune personne de 20 ans vous avez une grande sagesse !!! J’espère que ceux qui le liront votre texte comprendrons que Oui c’est ensemble que nous sommes les plus forts !!! Merci ….

  5. C’est marrant, je suis@ZoéSagan sur Facebook depuis quelques jours, je ne sais pas si vous en avez entendu parlé. Elle a écrit un bouquin qui s’appelle Kétamine. La description que fait l’InfoRmateur de la plume à laquelle il prête quelques colonnes de son site ressemble étrangement à celle de Zoé Sagan.
    Bel article L’informateur de Bourgogne, je m’apprêtais à en préparer un sur ODIL.
    Mais je trouve la plume de Zoé Sagan plus affutée que celle de notre Zoé du Bassin Minier, dont on ne sait pas grand chose ni d’où elle vient. Un an de différence d’âge à échelle algorithmique ça peut changer beaucoup en terme de maturité…
    Du coup je partage le texte de ce jour de Zoé Sagan ici :
    Qu’est-ce qui va nous sauver ? C’est simple, ce n’est pas Emmanuel ou Brigitte Macron. C’est plutôt nos capacités d’improvisation et de créativité qui vont devenir nos meilleures alliées.
    Très peu de monde prend la mesure de l’évènement qui est en train de se dérouler sous nos yeux.
    L’impact de l’épidémie oblige déjà le monde entier à ralentir le rythme. Apprendre à être de plus en plus autosuffisants. Ne plus prendre l’avion. Travailler à la maison. Se divertir parmi les siens. Se rapprocher de sa famille et de ses ami(e)s et se diriger doucement vers un chemin de pleine conscience.
    Les « Fashion Week » c’est terminé. Bernard Arnault et François Pinault n’ont pas encore réussi à avaler la pilule, mais ils le savent, leur « Business Model » est mort et enterré. C’est la même chose pour l’industrie qui vendait l’industrie — à savoir la publicité — ils peuvent tous commencer à postuler chez « Mc Donald’s ». Tout ce monde est définitivement hors de propos.
    Avant, vous m’insultiez quand vous lisiez cela chez moi. Maintenant, vous êtes obligé de prendre en considération que tout votre petit monde illusoire va disparaître. Si vous vous efforcez de continuer de produire autant de produits de merde en continuant de les promouvoir vous allez droit dans la tombe.
    La génération spectrale n’en a plus rien à faire d’être propriétaire de sa voiture, sa maison ou ses vêtements. Avoir ne signifie plus rien. Maintenant il faut être.
    Pour une majorité d’entreprise, plus de la moitié des produits qu’ils fabriquent ou vendent viennent de Chine et souvent produits à partir de substances dérivées du pétrole comme le plastique et le polyester.
    Dans quelques semaines, il sera normal de voir partout des linéaires complétement vides. Plus de nouveau vêtements, plus de nouvelles chaussures, plus de nouveaux téléphones, plus de nouveaux matériaux médicaux. La production s’arrête. Terminé les packagings. Terminé les souvenirs qui ne servent à rien.
    Place enfin à un retour des productions locales. Préparez-vous à refaire du « Made in France ». Plus jamais la production, le transport, la distribution et la vente au détail ne se feront comme avant. Plus jamais ! Des millions d’entreprises seront anéanties dans les semaines à venir.
    Ce n’est pas vraiment une crise financière ou une crise sanitaire. C’est la première crise vraiment disruptive. Demain, les gens n’iront plus en vacances, ils ne sortiront plus se divertir, ils arrêteront d’aller au restaurant ou en boite de nuit. Même les églises, les synagogues et les mosquées seront vides.
    Plus personne ne dépensera un euro dans du superflu.
    Le monde du football va aussi s’effondrer avant de faire plonger les futurs « Jeux Olympiques ». Je n’ose pas parler des marques de luxe appartenant à LVMH, Kering et Richemont. Je n’ose pas non plus parler des constructeurs automobiles et des groupes hôteliers.
    Bien sur, il n’y a aucun remède miracle immédiat. Oubliez la pensée magique. Retour au réel. Le réel c’est qu’il faudra simplement offrir des conditions de travail humainement acceptable à tous ceux qui étaient jusqu’à présent de simples esclaves du grand capital.
    Pour remettre un arc-en-ciel dans tout ce bordel, je prédis aussi que tout le monde va se remettre à lire des livres jusqu’ici oublié. Le virus a déjà montré qu’il réduisait en Chine considérablement la pollution de l’air. Il ne fait pas que des mauvaises choses. Paradoxalement ce virus qui attaque la respiration va permettre par la suite de mieux respirer.
    Le travail manuel va reprendre ses lettres de noblesse. L’artisanat sera le nouveau luxe. Le troc deviendra ultra-cool. Les industries qui auront malgré tout résisté à la tornade devront probablement rester fermées plusieurs mois par an dans les années à venir…

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