Compteur Linky : carton rouge de la Cnil à Direct Energie

« Hop, Hop, Hop, on se calme, on met le compteur à zéro et on cesse de tendre l’oreille parce qu’on vous a à l’œil. »

La Cnil met en demeure Direct énergie au sujet du consentement demandé aux clients pour la collecte de leurs données de consommation toutes les demi-heures via le compteur Linky.
La Cnil considère que le fameux « consentement » n’est pas « libre, éclairé et spécifique ». Pan sur le disjoncteur.

Mardi 27 mars, la Commission nationale informatique et libertés (Cnil) impose à Direct Energie de revoir ses demandes de consentement pour la collecte de données de consommation via le compteur électrique Linky.

Le Fournisseur d’énergie à trois mois pour répondre à l’injonction, rendre le consentement « libre, éclairé et spécifique ». A la clé une pénalité de 3 millions d’euros. Vu les centaines de centaines de millions d’€ en jeu… vont-ils obtempérer ? À voir.

En fait le conflit repose sur deux points qui sont les craintes des opposants à la pose du dit compteur : la mise en service de Linky et la collecte des données de consommation horaires.

Une astuce dévoilée par la CNIL : Direct Energie ne propose pas en réalité d’offre basée sur la consommation horaire comme il l’affirme et donc son argument d’une facturation au plus juste par cette collecte de données tombe à l’eau.

Il est rappelé également que la mise en service de Linky est du ressort du gestionnaire du réseau de distribution Enédis et non pas de Direct Energie.

Mais bon, lorsqu’un fournisseur d’énergie prend comme slogan « Faites des économies en dormant » avec une nouvelle offre baptisée « heures super creuses », on se dit forcément qu’il ne faut pas s’endormir sur les lignes en tout petit en bas de page.

A verser au débat qui fait rage et a connu un développement lundi soir à Blanzy.

Gilles DESNOIX

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