Commémoration du 11 novembre à Montceau – Homme et femmes sont restés debout, ils ont résisté

Un sale temps de tranchée comme pour rappeler ces combats à Verdun face à l’ennemi, ce brouillard qui rend difficile l’observation, cette humidité qui s’infiltre partout. Ce froid qui engourdit le doigt sur la détente. La guerre dans toute son horreur.

Ce mercredi 11 novembre 2020 à Montceau-les-Mines, d’abord au monument de Bel Air, place des Groupes Francs de la résistance puis place de l’église devant le monument aux morts, la célébration de la victoire en 1918 a été sobre mais emprunte de respect et de mémoire pour les « 10 millions de morts dont 1 million et demi en France, 2 millions de blessés dont 300 000 gueules cassées et surtout des centaines de milliers de familles à la vie brisée » rappelle Marie-Claude Jarrot.

La Nation française, la Nation montcellienne rend hommage aux morts pour la France pendant cette première guerre mondiale, « la Grande Guerre ».

« Ici, sur le bassin minier, 13 000 partiront sur le front, remplacés par 14 000 autres venus de provinces éloignées, de l’étranger, ainsi que 2 500 prisonniers de guerre allemands qui travailleront aux Houillères entre 1914 et 1919.
Nul ne peut mesurer ce qu’aura été ce conflit, les conditions atroces dans les tranchées, les pertes innombrables pour ne gagner parfois que quelques mètres, les maladies, la peur, le froid, la souffrance morale et physique vécues par des jeunes qui n’avaient parfois même pas 20 ans » mentionne madame le maire.
« J’en ai assez de cette guerre » écrira un jeune montcellien à ses parents.

Ne pas oublier, toujours se souvenir que vivre libre a un prix et un sens commun. « Nul ne peut imaginer l’implication et le rôle des femmes aussi pour faire tourner l’industrie, l’agriculture, l’administration et les hôpitaux. C’est peut être, autre temps, autre combat, pour nous rappeler la guerre sanitaire dans laquelle nous sommes aujourd’hui impliqués et qui, à n’en pas douter, inscrira ses victimes et ses affres dans les livres d’histoire déjà pleins des images de cette guerre de 14 que nous devons absolument commémorer pour que nos enfants ne soient pas privés de leur passé.

C’est cela aussi la puissance des livres, des témoignages et de l’enseignement » ne manque pas d’évoquer Marie-Claude Jarrot.
Ce 11 novembre 2020, même 102 ans après nous lance à la figure combien il est important d’apprécier la paix. « Sachons la déguster, la savourer. Sachons y travailler. Pour qu’elle vive au-delà des tracas. Pour qu’elle vive au-delà des incivilités, des questionnements ou des crises. Sachons prôner et appliquer les valeurs du respect, de la tolérance, de l’ouverture ».
J.B.

2 commentaires :

  1. Bonsoir
    c’est bien de ne pas oublier ce passé
    c’est bien de rendre ces hommages
    C’est bien de chanter la marseillaise

    Mais quand même, vous n’avez pas honte, vous, nos dirigeants nationaux et locaux d’emmener notre pays où il va (référence à l’article sur le plessis aujourd’hui)
    Alors que vous vous inclinez devant ceux qui ont donné leur vie pour libérer notre pays vous nous préparez de bien sombres moments par votre laxisme.
    Nos anciens morts pour la patrie doivent se retourner dans leurs sépultures
    Honte à vous
    Bernard

  2. Qui sait si l’inconnu qui dort sous l’arche immense
    Mêlant sa gloire épique aux orgueils du passé
    N’est pas cet étranger devenu fils de France
    Non par le sang reçu mais par le sang versé.

    Pascal Bonetti, poète et journaliste.

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