Célébration de l’Aïd-el-Kébir en Saône-et-Loire

Information de la préfecture de Saône-et-Loire. 

L’Aïd-el-Kébir, ou Aïd-el-Adha, est une fête célébrée chaque année par les musulmans du monde entier.
Elle débutera le samedi 9 juillet 2022. D’une durée traditionnelle de 3 jours, elle donne lieu à des abattages rituels d’animaux et doit se dérouler dans le respect des réglementations sanitaires, environnementales, relatives au bien-être animal et commerciales.
Les personnes qui souhaitent célébrer cette fête peuvent :
• acheter les carcasses d’animaux abattus pendant l’Aïd, auprès de bouchers ou de la grande distribution ;
• se rapprocher des associations cultuelles musulmanes pour la commande d’un animal ;
• contacter un abattoir pérenne effectuant l’abattage rituel le jour de l’Aïd.
En Saône-et-Loire, 2 abattoirs sont autorisés pour l’abattage rituel :
• AUTUN pour les ovins et les bovins,
• CUISEAUX pour les bovins, sans vente directe sur place.
Seul Autun sera ouvert exceptionnellement samedi 9 juillet, pour le premier jour de la Fête. D’autres abattoirs seront ouverts dans les départements de la région Bourgogne-Franche Comté (voir la carte).
Les contrôles réalisés par les services de l’État dans ces abattoirs permettent d’assurer la protection de la santé publique, en écartant les animaux malades et les viandes impropres à la consommation. Une marque officielle ou estampille, apposée sur les carcasses, est la garantie d’une inspection sanitaire. Ces contrôles permettent également de veiller au respect de la protection animale et de l’environnement.
Les services de l’État rappellent qu’il est interdit aux particuliers de pratiquer eux-mêmes des abattages, ou pour les éleveurs d’abattre leurs animaux pour le compte de particuliers. Les abattages clandestins, c’est-à-dire en dehors des abattoirs autorisés, constituent un délit, passible de peines allant jusqu’à 6 mois d’emprisonnement et 15 000 euros d’amende (article L.237-2 du Code Rural et de la Pêche Maritime – CRPM).
Il est également rappelé qu’il est interdit aux particuliers de transporter des ovins ou des caprins en l’absence d’une déclaration à l’établissement de l’élevage (EDE) de son département et d’un document de circulation (article R215-12 du CRPM). Il est donc fortement recommandé aux particuliers de faire appel à des professionnels pour assurer le transport des animaux vivants jusqu’à l’abattoir choisi dans des camions dûment agréés. Le transport d’animaux, dans des conditions incompatibles avec le bien-être animal, est interdit et passible de 750 euros d’amende (article R. 215-6 du CRPM).

 

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