Blanzy – Proximarché aux Rompois, pas prêt de rompre

Va-t-on vers la disparition programmée du commerce de proximité ? Cette question, Rachid Dannouni, le patron du Proximarché aux Rompois à Blanzy, se la pose chaque jour davantage et notamment depuis qu’une grande surface commerciale à Montceau-les-Mines a décidé d’ouvrir ses rayons le dimanche après-midi depuis le 8 décembre dernier.

« Quand je suis arrivé aux Rompois il y a 8 ans, c’était le désert, il y avait la pharmacie et la coiffeuse. Alors moi, je suis obligé d’ouvrir 7 jours sur 7, sinon je ferme le magasin » affirme Rachid Dannouni.

Le groupe Casino, c’est de lui dont il est question, prétend qu’ouvrir le dimanche matin et l’après-midi y compris le 25 décembre pour 117 de ses magasins en France, répond à une demande et doit concurrencer internet. « Mais ne fait-il pas de la vente sur internet avec le drive » réplique le commerçant blanzynois. « Pour attirer les clients, que le groupe baisse ses prix, fasse des offres plus intéressantes », ajoute-t-il encore.

Ici au Proximarché, pas de caisses automatiques le dimanche après-midi. « J’appelle cela de la déshumanisation de laisser la société avec des machines automatiques » dit-il. Il s’interroge aussi sur l’avenir des caissières et des étudiants qui, à Leclerc par exemple, sont aux caisses le dimanche matin.

« Ce qui m’inquiète, ce n’est pas moi,

c’est de savoir où on va et ça va mal.

A ce rythme, on va tuer le commerce de proximité ».

Car la proximité selon Rachid Dannouni, c’est un savoir-faire, un savoir-vivre. Lui comme comme ses deux employés connaissent leur clientèle. Ils échangent, ils se parlent. « On évoque leurs problèmes, on les conseille. Quand une personne repart avec ses courses qu’elle ne peut pas porter, j’arrête la caisse deux minutes, je l’accompagne jusqu’à sa voiture. Les gens qui attendent, comprennent ».

Evidemment la concurrence du dimanche matin et maintenant du dimanche après-midi lui font du tort. « Le dimanche, c’est une clientèle qui n’est pas fidèle, ils viennent parce que c’est  _c’était _ fermé ailleurs. Avant, la recette du dimanche équilibrait les comptes avec la semaine. Aujourd’hui ce n’est plus le cas » révèle le patron.

« Mais j’ai toujours la force de travailler. J’ai mes fidèles clients qui arrivent de Montceau, Saint-Vallier. Sur le parking, ils ont de la place pour se garer et ils font l’effort de soutenir le commerce de proximité ».

Son magasin fait 300 m2 de vente. Et comme il a la foi, qu’il croit en son étoile, il aménage un local juste à côté. « Il sera prêt le 15 janvier pour accueillir un nouveau commerce. Vous savez, il n’y plus de fleuriste à Blanzy. On pourrait y installer une laverie automatique ou vendre des produits bio ». Les idées ne manquent pas. « Plus il y aura d’offres, plus le quartier des Rompois vivra ».

Rachid Dannouni est philosophe. « Oui, je suis inquiet mais l’important est l’attention que nous portons à nos clients. Et pour mes employés, c’est leur magasin ».

Paroles de patron.

Jean Bernard

 

6 commentaires

  1. Si je comprends bien lui aurait le droit d’ouvrir 7/7 j mais pas les autres ?
    Encore un qui part dun principe  » faites …………..Mais pas …………Je fais.
    Mais voyons nous allons plaindre ces commerçants qui sous prétexte d’êtres ouvert presque H24 multiplient les prix par deux.
    Donc charité bien ordonnée commence par sois même.

  2. Je suis allé une seule fois dans ce commerce un Dimanche ;et les sandwiches étaient périmés ;il faudrait que ce Monsieur fasse bien attention aux dates .

  3. Et de plus ce monsieur est guère avenant. Tenir un commerce je suis d’accord mais avec un minimum de politesse.

  4. J’y fait très rarement beaucoup trop cher

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