Blanzy en mars – Le festival tutoie les sommets de l’art

 

Les Infidèles, Joyce Jonathan, Zut et dimanche, Adélaïde Ferrière. La dernière petite trouvaille du festival Blanzy en mars en famille. Mieux, une perle rare. Déjà pour son instrument, le marimba et, surtout, ce qu’on appelle le talent. Pas un talent à deux balles à coup de millions de vues sur les réseaux sociaux qui ramollit ce qui sert de matière grise entre les deux oreilles. Avec Adélaïde Ferrière, dans son genre instrumental, on atteint la perfection au féminin. Elle n’a que 22 ans.

La marimbiste a littéralement hypnotisé le public et l’harmonie municipale de Blanzy qui a accompagné la jeune prodige dans le concerto d’Emmanuel Séjourné, a relevé le challenge avec brio. Ce qu’il fit également pour le concerto pour trompette d’Arutiunian avec Nicolas Puisais, trompette solo. Des musiciens amateurs fiers et un chef, Olivier Boreau, heureux de travailler avec des artistes si talentueux.

Adélaïde Ferrière a subjugué son auditoire. Interpréter Asturias d’Issac Albeniz ou encore le caprice numéro 24 de Paganini, considéré comme le solo le plus difficile au violon, est une véritable prouesse. Cela n’enlève rien à la qualité des concerts de Joyce Jonathan et de Zut, mais avec Adélaïde Ferrière, on ne joue plus dans la même cour. On passe du National à la Ligue des champions.

Monaco, Blanzy, pas de différence

Ce dimanche matin, la révélation soliste de l’année aux Victoires de la musique en 2017, se trouvait encore à Monaco où elle a donné deux concerts dans le cadre du Printemps des arts. Passer de l’Auditorium Rainier III à une loge au canapé vintage, dans une salle des fêtes pour salle de spectacle, ne perturbe pas du tout la Dijonnaise. « Le plaisir est le même de jouer ici ou au Philharmonie de Paris. A Blanzy, l’ambiance est chaleureuse, le public enthousiaste ».

Adélaïde a préféré les percussions au piano « à cause de la diversité sonore et de la très grande quantité d’instruments ». Le marimba est l’un d’eux avec toutefois un répertoire encore très jeune. Alors la marimbiste transpose elle-même les pièces, « sauf Paganini, ce n’est pas de moi ».

Blanzy n’a été qu’une étape. A la fin du mois, la Dijonnaise se produira à Thouars, puis Paris avant de partir en Chine en mai. « J’ai aussi un gros projet sur la scène de la comédie française et une tournée en Grèce », indique-t-elle. Blanzy ne l’oubliera pas de si tôt.

Jean Bernard

3 commentaires

  1. La grande musique, c’est maintenant à Blanzy que cela se passe. La preuve! Vive ma ville!

  2. Bonjour
    J’ai passé une très bonne soirée à apprécier les 2 solistes mais également l’harmonie municipale de Blanzy, car pour des amateurs chapeau bas mesdames et messieurs.
    Mais je voudrais également rendre un hommage à un certain journaliste qui a fait l’effort de rester une bonne partie de la soirée, il se reconnaitra tout seul, ce journaliste que j’apprécie pour sa très bonne plume, pour son très bon français et sans fautes d’orthographe contrairement à d’autres journalistes papier.
    Salutations.
    François

  3. Quelle belle critique, voilà qui donne envie de découvrir l’artiste !

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