AFPA Montceau : des portes ouvertes pour faire la soudure ?

Ce jeudi 20 septembre c’est journée portes ouvertes à l’AFPA.

En France l’Agence pour la Formation Professionnelle des Adultes existe depuis 1949, fondée par Ambroise Croizat sous le nom d’ANIFRMO (Association nationale interprofessionnelle pour la formation rationnelle de la main-d’œuvre) et devenue AFPA en 1966.

Ce sont des centres partout en France dont 14 en Bourgogne –  Franche-Comté et trois en Saône et Loire ; plus de 900 formations, 6000 entreprises clientes, 145 000 stagiaires formés pour 82% de réussite professionnelle, 66% d’accès à l’emploi. A la question posée à tous les encadrants, non, il n’existe pas de formation pour apprendre à traverser la rue afin de trouver un emploi.

Là, ce sont les chiffres officiels. Sur place la réalité peut être différente ou plus nuancée. En effet, alors que les enseignements et parcours professionnels de Montceau-les-Mines sont de très haut niveau, certaines sections peinent à trouver des stagiaires. Certains métiers sont en tension comme charpentier, couvreur, zingueur et ne trouvent pas forcément de preneurs alors que les entreprises et professionnels recherchent de la main d’œuvre. Certains corps de métier comme tourneur-fraiseur ne font pas le plein non plus.

En revanche, la soudure fait le joint sans problèmes. Son dynamique enseignant nous fait une visite dans le détail. Il a toujours des effectifs pleins malgré une formation dure, complète, intense au cours des six mois de stage. En plus il gère des demandes spécifiques comme les contrats avec le Centre National de Formation des Personnels Territoriaux (CNFPT) pour des formations spécifiques au chalumeau et aux soudures des métiers du bâtiment.

Amar est l’archétype de l’agent territorial transformé en polyvalent du bâtiment, des espaces verts, de la voirie, de la propreté et de l’eau dans sa petite commune de 300 habitants du nord de la Nièvre à la limite de l’Yonne. Il avait besoin d’une formation complémentaire en soudure, il est venu avec une douzaine de ses collègues pour recevoir un enseignement rapide mais totalement efficient.

Amar se déclare totalement satisfait de son stage et pense pourvoir mettre rapidement en œuvre ses nouvelles compétences.

L’enseignement se fait dans cette section autour de trois techniques de soudures électriques : le TIG (Tungsten Inert Gas) procédé de soudage à l’arc avec une électrode non fusible, en présence (ou pas) d’un métal d’apport, le MIG-MAG (Metal inert gas et Metal active gas) utilisant un poste à souder avec un dévidoir continu de fil de soudage, l’enrobé qui se fait avec une baguette enrobée fusible.

Pôle emploi et top-métiers.fr sont affirmatifs, depuis 2 ans le métier de soudeur n’offre que des débouchés moyens, 67e rang sur les 532.

Il n’est d’ailleurs pas dans le Top 20 des meilleurs débouchés en France dont le président Macron a donné un aperçu : cuisinier, serveur en restauration, agent de maintenance.

Mais c’est un des métiers où il y a énormément de demandes en formation, quid ?

Il semble qu’a l’AFPA la grande majorité des formations correspondent à des réalités de terrain et à des offres identifiées.

Mais on ne fait pas forcément la soudure entre offre et demande.

Gilles DESNOIX

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