8 mai 1945 – La chronique de Charles Landre

Capture page Facebook Charles Landre.

Communiqué de Charles Landre, conseiller municipal de l’opposition au Creusot.

Le 8 mai, la France se relevait

Le 8 mai 1945, les France était libérée du joug de l’Allemagne nazie au terme d’un conflit mondial d’une violence absolue.

Les nations étaient engagées dans un conflit qui allait durer 6 ans et ravager une partie du monde.

La France libre, répondant à l’appel du général de Gaulle, et forte de l’engagement de français anonymes, était libre. Des français qui, depuis la métropole ou des colonies d’alors, firent don de leur vie au sein des Forces Françaises Libres ou des mouvements résistants puis des Forces Françaises de l’Intérieur pour lutter contre la barbarie nazie.

Il s’agissait du second conflit mondial en moins de 30 ans. Le pays était à genoux mais la nation était debout. Le 8 mai 1945 manifesta aussi, dans la continuité de la présentation du programme du Conseil National de la Résistance le 15 mars 1944, intitulé « Les jours heureux », les prémisses d’une société française qui allait se construire sur des bases nouvelles.

Les bases de tout ce qui ferait notre pacte social, au premier rang desquels la sécurité sociale, instituée le 19 octobre 1945 par une ordonnance du général de Gaulle, étaient alors posées. Surtout, le pays allait s’engager dans une formidable reconstruction qui durant 30 ans serait à l’origine d’un programme d’infrastructures qui transformerait le pays, de projets industriels exceptionnels, d’une prospérité économique nouvelle et d’une vision de ce que devait être la place de la France dans le monde. Ce 8 mai, la France se relevait.

En ces temps de confinement, j’ai tenu à aller me recueillir, ce matin, sur le monument au mort du Creusot. Avec le souvenir, bien sûr, de ces hommes et de ces femmes qui donnèrent leur vie pour notre pays et notre liberté. Avec la certitude qu’affronter les difficultés sociales, économiques et sanitaires doit toujours s’accompagner de cette idée de la France.

Puissions-nous réinventer demain notre pacte social et politique avec ce souvenir au cœur et l’ambition retrouvée de porter une vision de la France articulée autour de l’unité de la nation, de la réussite de tous et de la préservation de la liberté.

C’est cela, en 2020, le souvenir du 8 mai.

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