23 août 1987, jour de deuil pour Montceau et le sport

Il était ce qu’il faisait et ses commentaires parlaient vrais de ce qu’il connaissait vraiment. Ce dramatique 23 aout 1987 Bernard Giroux, natif de Montceau-les-Mines, journaliste sportif de talent et sportman accompli trouvait la mort au large de l’île de Wight lors d’une compétition de Offshore. Il n’est pas mort seul, ses deux équipiers Didier Pironi et Jean-Claude Guenard l’ont accompagné dans un accident terrible de retournement de leur bateau.

Né le 10 mars 1950, à Montceau-les-Mines, ce trentenaire a marqué son époque par ses qualités journalistiques à TF1 pour qui il commentait le Tour de France, les grands prix de Formule 1, il a même participé à certains numéros de l’émission Auto-Moto. Coureur de rallye : 2 fois vainqueur du Paris Dakar : 1981 (copilote de René Metge), 1987 (copilote d’Ari Vatanen) ; championnat de France des rallyes 1978, vainqueur Critérium de Touraine et Rallye de la Châtaigne (copilote de Bernard Darniche) ; vainqueur du rallye de l’Atlas et de la Baja espagnole.

Mais Bernard avait de qui tenir. Un père cycliste émérite qui avait gagné de nombreuses courses et participé à la mythique Paris Montceau organisée à huit reprises entre 1922 et 1954, enfin les sept dernières fois de 1946 à 1954 (remportée en 1946 par le Blanzynois Louis Gauthier qui fini 3ème en 1950).

Notons que sa maman tenait un bar rue des Oiseaux.

1987 est à la fois une grande et terrible année pour Bernard Giroux. Grande parce qu’il traverse le terrible désert du Ténéré, le « désert des déserts », une région hyper aride,  à pieds.

Le Ténéré c’est le cauchemar des voyageurs perdus, le cœur du Sahara, du Niger et du pays des Touaregs. Il s’agit d’une zone de 600 km sur 1500, essentiellement  recouverte de sable, l’une des plus arides du globe.

350 kilomètres en 13 jours dans des conditions extrêmes dans une zone des plus arides du monde, ça vous brosse le portrait de l’homme. Il en a tiré un livre « Désert, l’aventure tout terrain » (éditions Filipacchi) en 1987

Il fut le compagnon de la chanteuse Jeane Manson qui, lors d’une interview à la Proust le samedi 28 juin 2014, après un concert au Casino de Santenay, expliquait que l’endroit qu’elle préférait en Saône-et-Loire était Rully, le village où Bernard Giroux avait grandi avec son père. C’est là qu’il repose.

Pour ceux qui ont aimé ce journaliste et ce sportif, un petit hommage s’imposait.

Gilles DESNOIX

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *