Sécheresse en Saône-et-Loire – Au 15 août, c’est la crise de l’eau

Information de la préfecture de Saône-et-Loire.

Renforcement des mesures de restriction des usages de l’eau sur le bassin de la Loire – La majorité du département en crise à compter du 15 août 2022.

Le préfet place les bassins

Arconce/Sornin et Vallée de la Loire en crise

La dégradation du niveau des cours d’eau et des nappes souterraines s’accélère et des tensions apparaissent sur l’alimentation en eau potable, en particulier sur l’ouest du département.
Par ailleurs, les réserves du barrage de Villerest, lequel assure le soutien d’étiage de la Loire, sont en forte baisse et l’ouvrage pourrait ne plus être en mesure d’assurer ce soutien si la sécheresse se prolongeait au-delà du 15 septembre.
C’est pourquoi la préfète du bassin Loire-Bretagne a décidé de réduire les débits assurés sur la Loire. Cette décision impose aux départements concernés par les axes réalimentés Loire et Allier de prendre des mesures renforcées de restriction des usages de l’eau pour préserver les débits des cours d’eau et les usages associés.
Le préfet de Saône-et-Loire a donc décidé de prendre un nouvel arrêté sécheresse qui place:

 

• le secteur « Vallée de la Loire » en alerte renforcée dès ce mercredi 10 août, et passera en crise à partir du lundi 15 août 2022 ;
• le secteur « Arconce et Sornin » en crise ;
• le secteur « Bourbince » en alerte renforcée ;
• les autres secteurs restant à des niveaux identiques, à savoir « Arroux-Morvan », « Grosne », « Seille et Guyotte » et « Saône aval » en crise, « Dheune » en alerte.

 

En alerte et en alerte renforcée, les usages de l’eau sont contraints : remplissage des piscines privées interdit sauf 1 mise en eau sous conditions, lavage des voitures interdit en dehors des stations professionnelles équipées d’un système de recyclage des eaux ou de matériel haute pression, arrosage des espaces verts interdit, irrigation agricole soumise à restrictions d’horaires, prélèvements pour les activités industrielles réduits…
En situation de crise, les seuls usages domestiques autorisés sont ceux prioritaires répondant à la santé, la salubrité publique, la sécurité civile et l’alimentation en eau potable de la population. L’irrigation agricole est quant à elle interdite, avec une adaptation
permettant sous condition l’arrosage des cultures les plus sensibles au stress hydrique.
Les services de l’État se mobilisent pour contrôler le respect des mesures de restrictions des usages de l’eau. L’objectif est d’assurer la bonne mise en œuvre de la réglementation, porter des messages de sensibilisation et de prévention, mais aussi sanctionner des usages de l’eau interdits par l’arrêté.
Face à une situation qui se dégrade et risque de durer, le préfet en appelle à la responsabilité de chacun et rappelle que l’économie d’eau doit être un souci quotidien pour l’ensemble des usagers du département. Chacun doit mettre en œuvre tout au long de l’année des mesures d’économie, par exemple limiter les arrosages des pelouses, le lavage des véhicules, privilégier les douches aux bains, remplir sa piscine avant l’été ou renoncer à la remplir, réparer les fuites d’eau même minimes… Les activités économiques doivent quant à elles s’adapter afin de réduire leurs prélèvements, pour anticiper l’intensification des sécheresses générée par le changement climatique.
Pour s’assurer du respect des restrictions imposées par l’état d’alerte renforcée et de crise, des contrôles seront menés par les forces de l’ordre, notamment auprès des stations de lavage de véhicule dont l’usage est strictement interdit dans le territoire en état de crise, sous peine d’amende au propriétaire du véhicule contrevenant.

 


 


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