Rencontre – Lucile, 19 ans, déjà une pro de la mise en boîte

Une craie, une ardoise, des outils indispensables pour travailler dans un bar ? Probable mais pas seulement. C’est aussi un clap de cinéma, outil cette fois essentiel à Lucile Fonseca, jeune étudiante en BTS audiovisuel, option image en deuxième année à Villefontaine (Isère).

Lucile est déjà une pro, aussi Régis a fait appel à ses services pour mettre en boîte une bande annonce sur son prochain spectacle (lire par ailleurs).

Alors pendant trois heures, Lucile a fait des plans avec Régis en Bourvil, Régis en Renaud, Régis en Gainsbourg, Régis en Brel et Régis en Brassens. Et des verres de blanc qu’il fallait toujours remettre à niveau. Le souci du détail.

L’audiovisuel, « c’est ma passion » indique Lucile entre deux prises. La jeune Polliacienne (habitante de Pouilloux), déjà petite, s’amusait à faire des montages avec son appareil photo. Elle a persisté, bougé des montagnes jusqu’à intégrer l’école à Villefontaine. « Au départ, nous étions 2000 candidats, ils en ont pris 10 » sourit-elle aujourd’hui. Y a du talent dans l’air.

Douée, assurément, Lucile l’est. Alors pendant les vacances, elle a commencé à tourner des petits films, comme ça, pour rendre service, pour se faire plaisir. « En août dernier, j’ai finalement décidé d’ouvrir ma petite entreprise, La Cam à Lu. Et ça marche plutôt bien » lance-t-elle.

Elle enchaîne les tournages, toujours des films d’entreprises ou qui s’en approchent avec notamment La Régie des quartiers à Montceau, une fleuriste à Toulon-sut-Arroux, une entreprise de revêtement de sol ou encore un concert, Alma Libre à Chalon sur-Saône. Et même l’association des commerçants à Saint-Vallier. « Ce sont des films de deux minutes » précise Lucile.

Est-elle une future grande du cinéma ? « Non » répond-elle. Même si elle aime être derrière la caméra, son souhait est de travailler dans une boîte de prod, réaliser justement des films d’entreprise et même des clips. Elle trouvera sa voie.

Pour l’heure, après les trois heures de prises avec Régis, il lui faudra au moins dix heures de montage et ensuite, sans doute s’engager dans une troisième année d’études en alternance, une licence en son et émotion. Un truc bien compliqué pour bien cerner le montage numérique.

Lucile, 19 ans et déjà une valeur sûre caméra au poing.

Jean Bernard

4 commentaires

  1. Félicitations.
    Le parcours de cette jeune fille mérite d être salué.
    Il y a tant de jeunes qui cherchent leur voie sans conviction.
    On ne peut que louer et encourager de telles initiatives.
    Pour vous Lucille, une très belle réussite.

    • Merci beaucoup pour ce jolie message, c’est très encourageant de voir ces messages de soutiens, et ça me donne encore plus envie de continuer ma passion!
      Merci,
      Lucile

  2. BRAVO jeune fille .Bonne continuation !

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