Rallye de l’été – Ils lâchent les gaz ! Ils jouent les choeurs de l’armée mécanique

Le salaire de la peur ou Cent mille dollars au soleil ? Pas de caméra à l’horizon ni de metteur en scène et pourtant, samedi matin du côté de l’usine Aillot à Montceau-les-Mines, dans cette atmosphère si particulière d’un matin aux odeurs de café chaud et d’huile réchauffée, l’humeur était badine entre les chauffeurs prêts à donner le premier coup de manivelle.

Les blagues fusent, les histoires anciennes ressurgissent. Ils content leurs aventures ou mésaventures un peu comme dans les Tontons flingueurs quand Lulu la Nantaise ravive les mémoires. Des images en noir et blanc sur lesquelles auraient pu apparaître un Bebel ou un Lino Ventura prêts à sauter au volant d’un camion et direction Tombouctou.

Il n’a pas été question d’un si long voyage chez les amis à Lulu, juste une virée entre copains de Montceau-les-Mines à Montcenis à de longues minutes de-là. « Venez comme vous êtes », sans chichis juste avec une dose de bonne humeur et avec « vos maîtresses », belles et reluisantes, aux formes arrondis et appétissantes qui, au premier coup d’accélérateur, lâchent des gaz qui feraient fuir le moindre petit virus avant de s’évanouir dans la campagne alentour.

Vingt-cinq camions des temps anciens, des camionnettes et utilitaires d’un autre temps, des voitures qui ont pris le temps de bien vieillir, ont donc quitté Montceau en convoi avec pour chef de file, Thierry Buisson, maire de Montcenis, un amis des amis, « j’ai cinq 2 CV chez moi » dit-il, « mais je crois que je vais faire une infidélité avec une Dauphine ».

Un convoi qui s’ébranle et c’est toute une histoire qui roule et marque de son empreinte les routes du coin. C’est le rallye de l’été de l’usine Aillot, « le dégommage de l’été » selon François Gambut.

A Montcenis, après des agapes pour entretenir l’amour d’une amitié solide, Thierry Buisson a conduit la troupe sur les chemins patrimoniaux de sa commune avant le retour à Montceau-les-Mines.

Ce dimanche, seconde étape du rallye avec une parade dans les rues de la cité minière à partir de 9h _ sans compter le décalage horaire _ avant de stopper le convoi sur la place de la mairie en fin de matinée qui sera bercé par les rythmes des Strombolis en concert de 11h à 12h au kiosque.

Les choeurs de l’armée mécanique. Belle musique dominicale.

Jean Bernard

 

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