Parti communiste français – La passerelle Ambroise Croizat…

membre du Parti de la gauche européenne – Section du Bassin minier 

AMBROISE CROIZAT: le père de la protection sociale

Ambroise Croizat était le fils d’Antoine Croizat, militant socialiste puis communiste de Lyon. Sa mère était employée dans un tissage de velours. Né en 1901, il quitta l’école primaire à douze ans et commença à travailler. Ambroise Croizat adhéra dès 1916 au syndicat des métaux de Lyon et il participa aux mouvements de grève. Il entra au début de 1918 dans la Jeunesse socialiste, en 1919 au Parti socialiste et ensuite au Parti communiste. Lors des grèves de 1920, il fut arrêté et fit un mois de préventive. Ses engagements politiques et syndicaux lui valurent plusieurs licenciements. Permanent au siège du Parti communiste, il représenta la France auprès de l’Internationale communiste des jeunes, à Moscou. À son retour, Ambroise Croizat devint, dès juin 1928, secrétaire de la Fédération CGTU des métaux. Aux élections législatives de 1936 il devint député et prit une part active à l’élaboration des grandes lois sociales du Front populaire : les 40 heures, les congés payés, les délégués du personnel. De 1940 à 1943 il fut déchu de son mandat de député et emprisonné. En 1946 De Gaulle l’appela en qualité de ministre du Travail dans son deuxième cabinet. Après une interruption, il a été nommé à nouveau ministre du Travail et de la Sécurité sociale. En mai 1947 les ministres communistes furent écartés du gouvernement.

Le nom d’Ambroise Croizat resta lié aux trois lois organisant la Sécurité sociale, adoptées par le parlement en 1947 : proposition de loi relative à l’organisation administrative de la Sécurité sociale, proposition de résolution concernant les élections aux conseils d’administration des caisses de sécurité sociale et d’allocations familiales, projet de loi relatif au régime de sécurité sociale des fonctionnaires. Mais, son œuvre concerna également : les congés payés des jeunes travailleurs, le régime des prestations familiales, l’aide aux économiquement faibles, l’égalité des salaires entre hommes et femmes, la rémunération des heures supplémentaires. Sa mort soudaine à l’âge de cinquante ans provoqua une vive émotion dans les milieux communistes. La CGT et le PCF lui organisèrent des funérailles grandioses au Père Lachaise. (source Le Maitron)

Pour ne pas oublier nous proposons de dédier son nom à la passerelle de l’Embarcadère de Montceau-les-Mines, en installant une ou deux plaques aux extrémités. Le texte ci-dessous est identique à celui qui se trouve à Paris.

passerelle

AMBROISE CROIZAT

1901 – 1951

Secrétaire général de la FTM-CGT

Député communiste, Ministre du Travail

et de la Sécurité Sociale (1945-1947)

3 commentaires

  1. et pourquoi ? je pense que d’autres personnalité(e)s montcellienne le meriteraient autant (anciens combattant ou autres)

    • Ce n’est qu’une proposition, vous avez tout à fait le droit de proposer une autre personnalité avec un argumentaire permettant au conseil municipal de décider.
      Vous auriez d’ailleurs pu le faire dans votre message.

  2. Passerelle « Simone Veil », « Marie Curie », « Anne Frank », « Simone de Beauvoir », « Edith Piaf », ?
    (par exemple … il y a probablement d’autres noms possibles)

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