Nouveau métier – Assistant médical, il assiste le médecin

Combien de fois n’avons nous pas entendu parler de désert médical. Dans toutes les communes, les médecins généralistes manquent à l’appel. Des initiatives comme celle du conseil général de Saône-et-Loire avec ses maisons de santé et l’embauche de praticiens salariés est une réponse mais combien sont-ils encore aujourd’hui à chercher un médecin traitant ?

Avant que la fin du numerus clausus ne fasse effet (la suppression des quotas), toutes les solutions sont bonnes pour qu’un médecin se concentre essentiellement à son métier : soigner et qu’il soit dégagé, autant que possible, des tâches administratives et des petits actes médicaux.

C’est pourquoi, un nouveau métier vient de voir le jour : assistant médical, une profession à mi-chemin entre l’infirmier et le médecin sans être une secrétaire médicale.

A AGIRE Montceau, on a très vite perçu l’intérêt de proposer ce métier porteur. Ainsi, Stéphanie Chenavier, chargée de mission dans l’organisation des soins à l’Assurance Maladie, par visio, a expliqué à un panel de personnes, en quoi consiste le job d’assistant médical.

Sur la France, sont proposés 4000 postes dans le cadre du plan santé 2022 pour justement recentrer les médecins sur leurs patients.

Des aides financières substantielles aux médecins  

Qui peut postuler à devenir assistant médical ? Déjà, il faut avoir le bac, sans quoi il s’adresse aux soignants et non soignants sachant qu’ils suivront une formation de 384 heures en alternance sur un an à raison de deux jours par semaine dans un des centres agréés. Chez nous, le plus proche est à Lyon. Une formation qui débouchera sur une certification qualifiante professionnelle (CQP).

Le candidat au métier d’assistant médical va devoir toutefois prospecter chez les médecins. « Depuis fin mars, en Saône-et-Loire, 16 postes ont été pourvus et pour beaucoup entre Le Creusot et Montceau » précise Stéphanie Chenavier. Elle rappelle aussi, « qu’un assistant médical n’a pas pour vocation à faire le boulot de la secrétaire médicale ». Le salaire est de 1 600 € à 1 900 € brut.

Des aides conséquentes accompagnent les médecins qui prendront un assistant médical, de l’ordre de 12 000 € pour un tiers temps et jusqu’à 36 000 € à temps complet. A ce prix, pourquoi s’en priver !

En contrepartie néanmoins, le médecin qui aura davantage de temps à consacrer à ses patients _ on en compte 900 par an et en moyenne 4 dans l’heure _ devra augmenter de 15% sa patientèle en trois ans.

La présentation de ce nouveau métier aux personnes présentes dans les locaux d’AGIRE à Montceau, âgées de 18 à 30 ans, les a laissées mitigées. « Nous devons d’abord nous renseigner sur la formation » avant de se trouver un médecin susceptible de les accueillir.

A nouveau métier, nouvelles interrogations.

Jean Bernard

4 commentaires

  1. Il n y aurait pas un petit probleme quelque part?
    salaire 1900×12=22800 et le medecin empoche 36 000€ et il peut encore augmenter ses revenus en consultant plus
    C est bien la privatisation des soins car ces subventions sont payees par nos impots!!!!!
    Et le secret medical il devient quoi?

  2. Encore une fois de plus, la médecine générale (le corps médical des generalistes) a trouvé la solution pour se faire aide à moindre coût……il y a déjà depuis plusieurs annee le chantage de ceux ci aux communes pour l INSTALLATION…..: des locaux pas cher….ou des loyers dérisoires….des aides à gogo…..des horaires réduits…c est simple ils veulent tout ….encaisses…..rien payes….le tapis rouge..etc….A quand le même système pour les boulangers…..bouchers…. petits artisans de proximité…… ah!!!! m… je me suis planté ceux ci n ont pas de clients remboursés…..c est vrai il y a des problèmes de médecin mais l engrenage est parti et il s emballe….

  3. JP tout a fait d accord avec vous
    il serait aussi grand temps qu ils comprennent que l on peut etre medecin ailleurs qu a nice saint tropez ou monrpellier……..
    et que dire aussi de tous ceux que l on forme en france et une fois l internat termine ils retournent au pays !!!!!!!! mais ca c est un probleme politique ont on va reparler en 2022

    • Ceux qui se forment et retournent au pays comme vous le dites , payent leurs formations. Donc ils en font ce qu’ils veulent et surtout où ils veulent

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