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Le contentieux des élections municipales de Montceau-les-Mines connaîtra une étape décisive le 24 septembre 2026 devant le tribunal administratif de Dijon.
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Ce même jour seront examinées trois protestations électorales, celle déposée par Marie-Claude Jarrot (Montceau Passionnément), qui demande l’annulation du scrutin en invoquant des manœuvres imputées à la constitution de la liste RN « Relève-toi Montceau » et susceptibles, selon elle, d’en avoir altéré la sincérité; celle de Christelle Roux-Amrane, fondée sur des irrégularités qu’elle entend faire reconnaître; et celle d’Ali Zenasni, électeur montcellien, qui conteste également les conditions dans lesquelles la liste conduite par Arnaud Sanvert a été constituée.
Dans une élection remportée avec seulement 63 voix d’avance, ces recours ne relèvent ni de l’anecdote ni d’un simple règlement de comptes politique. Ils posent une question centrale, celle qui fonde toute démocratie : le scrutin municipal s’est-il déroulé dans des conditions suffisamment régulières et loyales pour que son résultat soit regardé comme incontestable ?
Depuis des mois, le contentieux électoral plane sur Montceau-les-Mines comme une ombre portée. Il nourrit les soupçons, aiguise les rancœurs et contribue à empoisonner un climat politique déjà lourd. Les invectives ont souvent remplacé le débat, les procès d’intention ont pris le pas sur la confrontation des idées et la ville vit dans l’attente d’un troisième tour qui ne se jouera plus dans les urnes, mais devant le juge.
Le 24 septembre, la politique devra donc se taire un instant pour laisser parler le droit.
L’audience ne mettra pas nécessairement un terme immédiat à cette bataille, la décision pouvant être rendue ultérieurement. Mais elle pourrait ouvrir la voie à une clarification devenue indispensable et, peut-être, refermer enfin cette interminable séquence électorale qui entretient une atmosphère délétère sur la ville.
Le tribunal dira le droit. A chacun, ensuite, d’avoir la dignité d’en respecter la décision et de rendre enfin aux Montcelliens ce dont ils ont été privés depuis trop longtemps, un débat public apaisé, digne et tourné vers l’avenir.
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J.B.


